ALBI : DEUX ESSAIS MAIS ONZE COUPS DE PIED CONTRE.
Le point de bonus défensif limite la…déception. Revue de presse
PRO D 2 : PERIGUEUX – ALBI 33/27
mi-temps 15-13
3 200 spectateurs,
Arbitre :M. Pomarède (Cote d’Argent)
Albi
Guitoune ; Palis, Hecker (Barthélémy 47°), D’Andréa, Kraska ( Poujol 65°) ; (O ) Fournil, (m) Carabignac (Chateauraynaud 47°), Misse(cap), Fourcade, Marut( Raynaud 47°) ; Damiani (Corréa 61°), André, Kwarazfelia ( Prime 68°), Maynadier (Ponnau 61°), Frize (Gicollet 68°)
1 Essai Palis 2°- Kraska 57°
1 Transformation Fournil 2°
5 Pénalités Fournil 20°-30°-51°- 55°-70°
Cartons jaunes :Marut 32°, Poujol 75°
Périgueux
Bosviel ; Keresoni, Zibzibadze, Lafite, Gaultier ;(o) Bonica, (m) Brouqui (Bertin 55°) ; Donard (Costanzo 61°), H. Rongiéras (Cros 41°), Gibouin (Basauri Flores 68°) ;Bower (75 règle de carence), Wilson ; Margvelashivi (72°), Escudier (cap)(Broindel 58°), Dadunashvili ( Naulleau 58°)
Pénalités Botica -8°-19° 39° -66°-69° 73°- 79°- Bosviel 33°
Drop Botica 26°- 44°-47°
Carton jaune : Moala 75°.
Deux essais contre 8 pénalités et 3 drops, pour un (petit) bonus défensif, le compte n’y est pas pour les Albigeois qui auront été rarement autant pénalisés dans leur camp sur fautes des avants. Et Botica a raté une pénalité des 22 en moyenne position (12°) imité par Bosviel des 50 mètres face aux poteaux ( 61°). Thomas Fournil a également raté les perches (50°) des 22 en moyenne position.
« Il faut féliciter les Périgourdins pour tout l’engagement qu’ils ont mis dans cette rencontre…Un engagement que nous avons un peu oublié ». Henry Broncan , à l’heure de la conférence de presse d’après match n’est pas tendre avec « ses » hommes selon sa déclaration rapportée dans les colonnes de la Dépêche du Midi. Il ajoute « Après le premier essai nous n’avons pas été capables d’enchainer. On a laissé Périgueux revenir et s’engager au niveau du paquet d’avant. Un paquet qui à d’ailleurs été meilleur que le nôtre que ce soit en mêlée, en touche, et dans les rucks ».
Sofianne Guitoune se veut objectif chez notre confrère toulousain « si on reproduit ce genre de performance face à Grenoble ou à La Rochelle on prend 40 à 3. Il y avait trop de déchets dans notre jeu pour espérer s’imposer ».
« Pourtant, le scénario de match un peu fou aurait pu les assommer ( les Périgourdins) » souligne Rafael Dubourd dans l’édition Sud Ouest de Périgueux « Les Périgourdins encaissent ainsi un essai signé Palis dès la première minute, suite à un petit coup de pied par-dessus de D'Andréa. Pire, en pleine domination locale, l'ailier Kraska aplatit suite à une interception (21-24) ».
Effectivement les albigeois démarrent la rencontre sur les chapeaux de roue confirmant que leur déplacement au pays de la truffe était tout sauf touristique. Il n’y a pas une minute que le coup d’envoi est donné : un petit coup de pied rasant de Sofiane Gitoune envoi Geoffrey Palis à l’essai lequel sera bonifié par Thomas Fournil. Albi mène 7-0.
« Mais, après d'innombrables défaites alors qu'ils avaient souvent les moyens de vaincre, les « ciel et blanc » se sont forgés un mental d'acier. Et ce ne sont pas ces deux coups de poignard qui allaient les stopper ».
« On n'a pas lâché malgré ça, sourit Guillaume Brouqui, le demi de mêlée. Nous avons démontré notre force collective». « A chaque fois, le CAP revient petit à petit au score, et malmène la formation dirigée par Henry Broncan. Tout au long du match, les Périgourdins campent dans le camp albigeois, et provoquent des fautes. Pour le plus grand plaisir de leur paire de buteurs, Botica et Bosviel »relate Sud –Ouest.
C'est le premier nommé qui remet son équipe dans le bon sens, avec deux pénalités en dix minutes (de 0-7 à 6-7, 19e). Mais Albi possède le meilleur réalisateur du championnat, Fournil. Le duel des buteurs est solide. Comme la mêlée capiste qui, à chaque introduction, met à mal son homologue, logiquement, Périgueux récolte des pénalités.
Les Périgourdins revenus à 7/6 (20°), Thomas Fournil ajuste une pénalité 22 mètres sur le côté (10/6
20°).
Puis la domination du pack périgourdin commence à porter ses fruits en permettant à Bosviel d’envoyer un drop entre les perches ( 26°) et 10/9 toujours en faveur des tarnais . Une percée de Fourcade permet tout de même à Fournil d'ajouter trois points (9-13, 30e).
Mais c'est bien Périgueux qui a le match en main. Botica (33°) puis Bosviel (39°)sur pénalités offrent aux hommes de Dantin leur premier avantage, juste avant la pause (15-13).
DEUXIEME MI-TEMPS
« Contrés en touche, en mêlée, dans les rucks, les Albigeois n’ont pas touché beaucoup de ballon. Ils l’ont aperçu, vu passer mais n’ont jamais été en mesure de le confisquer » relate la Dépêche du Midi « au contraire de Périgueux au plan de jeu bien huilé : conquête efficace et jeu au pied cohérent…. Les hommes d’Henry Broncan semblaient idéalement lancés…mais le feu d’artifice inaugural resta sans suite et les Tarnais ont couru toute la partie après la bonne carburation. Audacieux et entreprenants en contre, ils se sont montrés sans imagination au moment de négocier les quelques rares bons ballons qu’ils ont eu à négocier ».
Pourtant les albigeois ne baissent pas la garde, ce n’est pas dans leur nature. Menés 13-18 (44°) suite à un nouveau drop de Boisvel, lequel récidive 47° pour porter à 21/13 le score en faveur des Périgourdins, c’est à la suite de deux pénalités réussies par Thomas Fournil des 50mètres face aux poteaux ( 51°) puis des 42 mètres toujours en bonne position (55°) que les albigeois recollent au score (21/19). Puis en pleine domination locale, l'ailier Kraska aplatit suite à une interception au long cours (21-24), (57e). Albi repasse en tête et peut espérer le bonus offensif lorsque Hecker est un peu court pour aplatir en terre promise suite à un coup de pied à suivre
Puis ce sera un mano à mano entre butteurs, les Périgourdins se montrant plus efficaces. Botica ajuste un coup de pied de pénalité 35 mètres à gauche ( 66°), récidive des 45 mètres à droite à la 69° . 24-27 pour Périgueux. Albi revient à parité (27/27) toujours grâce à la botte de Thomas Fournil (70°). Le CAP conserve sa ligne de conduite : jouer dans le camp albigeois, et faire commettre des fautes aux visiteurs.
« Les Albigeois sous pression, perdent des ballons, et offrent de nombreuses munitions à Botica. À un quart d'heure de la fin, l'ouvreur égalise. Puis il redonne l'avantage aux siens à dix minutes de la sirène (27-24, 69e).C'est le moment que choisi Gibouin pour prendre un carton jaune. Fournil ramène encore Albi à hauteur de Périgueux (27-27, 70e). L'indiscipline va coûter cher aux Capistes, pense-t-on. Et non. Ce sont les Albigeois qui continuent à patiner. À cinq minutes de la fin, Botica marque de 40 mètres (30-27, 74e). Puis, après une belle générale dans l'en-but visiteur, il ne tremble pas pour mettre son équipe à l'abri (33-27, 79e). » souligne Rafael Dubour de Sud-Ouest. Les dernières charges des jaune et noir ne changent rien. Après Narbonne, Dax et La Rochelle, Albi tombe à son tour dans l'enceinte périgourdine.
Florent Fourcade , 3eme ligne albigeois résume l’ambiance générale dans les colonnes du journal Toulousain après cette défaite à Périgueux « C’est une grosse désillusion. C’est un match qui est dans nos cordes mais on ne parvient jamais à tuer le match. Périgueux n’a pas proposé grand-chose , mais ce qu’ils ont fait, ils l’on bien fait ».
« A l’issue de la rencontre pas un albigeois n’a mentionné le bonus défensif …c’est le signe que les Tarnais étaient venus avec de plus grandes ambitions » note en début d’e compte rendu le journaliste de la Dépêche du Midi et conclu : « le vestiaire albigeois regrettait les errements dans la gestion des temps forts et des temps faibles. Jouer au pied plutôt qu’à la main, passer plutôt que défier. C’est probablement dans l’orientation du jeu que l’équipe doit le plus travailler. Punis, vexés, les albigeois vont tout faire pour montrer que lorgner vers les places qualificatives n’a rien de prétentieux. Et Aurillac pourrait faire les frais samedi de la révolte des Albigeois ».
C’est tout le mal que les supporters « jaune et noir » souhaitent à leur équipe. Car rien n’est encore acquit au niveau des places qualificatives. Et il tout de même nécessaire de rappeler que tout n’a pas été catastrophique côté « jaune et noir » dans cette rencontre : les albigeois ont marqué deux essais d’excellente facture et n’en ont encaissé aucun, la défense s’étant une nouvelle fois montrée intraitable. Cela aussi est l’une des marques de fabrique des « hommes » d’ Henry Broncan. Reste à prouver une nouvelle fois face à Aurillac, samedi à 18h30 au Stadium d’Albi. Mais avec la victoire au bout pour continuer à rêver de qualification.
Maurice Charbonnières