PRO D 2 SCA/ AURILLAC 6/6 Analyse
PRO D 2 STADE AURILLACOIS-SC.ALBI 6-6 Mi-temps3-3
Stade Jean-Alric Maurice Charbonnières
Temps couvert, frais et humide
4 000 Spectateurs environ
Arbitre M. Attalah (Franche Comté)
SC. ALBI /
Manca ; Poujol (Palis 52)°, Guitoune, Denêtre, Vainqueur ; (o) Sola (Fournil 52°), (m) Pages,(Carabignac 52°) Clément (cap),Bowker, Misse ;Van der Westhuyzen (Guffroy 69°), Tisseau; Prime,(Sore 51°) Ponnau (Saby 51°), Frize( Correa 51°)
2 Pénalités :Manca 14°-55°
STADE AURILLACOIS
15 Staniforth,v14 Valentin, 13 Baleinadogo, 12 Kemp (cap), 11 Ratu, (o) Bourlon (Petitjean 61°), (m) Gracia, 8 Hauman, 7 Nieuwenhuis (Lescure 68°), 6 Hirèche, 5 Gerber, 4 Maréchal,( Ostrikov 62°) 3Menbrado ( Kotze 40°), 2 Van Vuuren,1 Suster(Manukuka 40°)
2 Pénalités :Bourlon 16°-Petitjean 63°
Carton jaune :Nieuwenhuis 13°
6-6 A AURILLAC : LA BOUTEILLE A MOITIE PLEINE….
Henry Broncan « Je suis satisfait de la solidarité affichée par le Groupe. Bowker a fait son travail en 3eme ligne ».
Vincent Clément « Le groupe est très homogène. Tout le monde a sa place et peut apporter au groupe »
Jean Christophe Bacca : « On joue comme si on avait tous les dimanches le couteau sous la gorge. On a une marge qui nous permet d’appréhender les phases finales. Travaillons là dessus ».
La première surprise d’avant match est la titularisation de Timothy Bowker au poste de troisième ligne aile tandis que François Tisseau est confirmé en 2eme ligne aux côtés de Van der Westhuyzen. Un coup de bluff du coach Henry Broncan ?
Force est de constater que l’essai méritait d’être tenté pour suppléer aux blessures des avants et plus particulièrement de Florent Fourcade et Laurent Baluc-Rittener : le néophyte Tymothy Bowker a parfaitement répondu à la confiance du staff « jaune et noir ».
Avec ce partage des points, d’aucuns se satisferont d’évoquer la bouteille à moitié pleine dans la mesure où les albigeois ont fait mieux que certaines équipes du haut du tableau qui se sont cassées les dents dans le Cantal. C’est le sentiment notamment d’Henry Broncan « Je pense que pour nous il n’y a aucun problème, il y en a beaucoup qui ont perdu à Aurillac comme Lyon ou Bordeaux. Pour nous c’est un bon résultat, c’est un très bon résultat »
On a connu le coach jaune et noir plus critique à l’issue de certaines rencontres surtout lorsque, comme à Aurillac, la domination albigeoise a été pratiquement constante notamment au niveau du pack des avants qui a usé son vis à vis durant toute la première mi-temps et le remplacement de toute la première ligne dès la 50eme minute n’a pas modifié le rendu du pack albigeois. Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour que le Sporting engrange une victoire chez les Cantalous. Et il n’en fut rien : « On sait que dominer n’est pas gagner, devait relativiser Henry Broncan : « un peu de manque de confiance, un peu de fébrilité, toujours ces petits défauts qui font que l’on a beaucoup de scories dans notre jeu . On va essayer d’en enlever quelques unes pour accueillir Auch samedi prochain parce que ce sera très dur . J’ai beaucoup apprécié avec les dix blessés que nous avons la solidarité de cette équipe qui justement s’est retrouvée sur la mêlée, sur les mauls , sur la touche. Bien entendu que l’on aurait pu faire un petit peu mieux mais on a toujours peur d’être en pris en contre et sur la deuxième mi-temps Aurillac s’est repris et a occupé le terrain. Je suis content de ce score. »
Quid de l’expérience Bowker : « Il a joué 3eme ligne parce que nous n’en avions pas d’autre. Il a bien fait son travail, nous étions certains qu’il le ferai , c’est la première fois de sa carrière qu’il joue à ce poste là, cela vous prouve les difficultés que nous avions pour composer une équipe. ».
Durant les trente premières, les Cantalous n’on pratiquement pas mis les pieds dans le camp albigeois. Cette domination s’est traduite tout d’abord par une tentative ratée de drop de Manca ( 11°),suivie d’un maul dévastateur qui enverra Jacques Nieuwenhuis se reposer 10 minutes sur le banc de touche ( 13°) . Cette faute sanctionnée permettra à Frédéric Manca des 30 mètres (14°) d’ouvrir le score sur pénalité, un avantage vite annulé puisque dès la 16° minute suite à un mouvement amorcé par Vincent Clément au ras mais qui commet un en avant, suivi d’une mêlée pour Aurillac et c’est Albi qui est sanctionné . Jérêmy Bourlon envoi le cuir entre les perches ( 3-3).?Les albigeois poursuivent leur travail de sape au niveau des avants ce qui leur permet d’envoyer du jeu, mais sans concrétiser au niveau du tableau d’affichage. Ainsi à la 19° minute, suite à une touche avec Misse qui capte le cuir, un maul s’organise, Pages ouvre sur Anthony Poujol, Romain Sola est au relais, cette longue séquence porte le jeu dans les10 mètres Cantalous, plusieurs mêlées s’en suivent avec introduction Pages, mais Aurillac réussi à se dégager. Une belle occasion de « vendangée »(23°). Certes les locaux tentent bien de lancer du jeu mais sans succès,(les Fidjiens redoutés sont aux abonnés absents) la défense « jaune et noir » veille au grain.
Un maul du paquet des avants albigeois qui remonte sur 50 mètres ne donnera rien (32°)
Nombreuses fautes de main associées à des balles perdues, font qu’aucune équipe ne réussi à percer le rideau défensif adverse avant l’heure des citrons, les équipes rentrant aux vestiaires sur le score de parité 3 à 3.
« Un match nul à Aurillac ce n’est pas arrivé à tout le monde , donc ce n’est pas trop mal,. Mais au vu du contenu et de ce que l’on a mis comme énergie on est un peu frustrés parce qu’en première mi-temps surtout on avait en main l’équipe d’Aurillac. Il n’y a pas eu l’efficacité pour conclure » analysait avant la douche réparatrice Vincent Clément , lequel avec Yohann Misse et François Tisseau notamment ont produit un énorme travail.
Pour expliquer le nombre de fautes de mains Vincent Clément précise « le ballon était très glissant pour cause de pluie très fine .On ne contrôlait pas bien le ballon, ce qui explique toutes ces fautes de mains . Si le temps avait été plus sec cela aurait été plus facile sur les dernières passes . Notre impatience a fait qu’on a manqué d’efficacité et qu’on n’a pas réussi à concrétiser nos actions ».
DEUXIEME ROUND
La deuxième mi-temps démarre mal pour les albigeois : sur le coup d’envoi donné par Aurillac, Frédéric Manca commet un en avant près de sa ligne de but. Une mêlée est donnée aux locaux qui ouvrent au près, la défense albigeoise veille et Aurillac se fait sanctionner. Frédéric Manca dégage son camp. Suite à la touche avec lancer Aurillac, les albigeois récupèrent le cuir…maul, Romain Sola dégage et trouve une touche aux 22 d’Aurillac(43°), mais le lancer par Albi n’est pas droit .
Henry Broncan choisi de remplacer toute sa première ligne qui, durant 50 minutes, a fait un énorme travail.
La nouvelle première ligne reste dans le droit fil de celle qu’elle a remplacé.
53° :Touche pour Albi dans les 22 d’Aurillac, le pack albigeois enfonce son vis en vis , pénalité pour Albi . Frédéric Manca ne rate pas les perches des 25 mètres le long de la ligne de touche. 6-3 pour Albi.
62° : Un avantage qui fondra rapidement, Maxime Petitjean, depuis les 55 mètres, ramène son équipe à la hauteur d’Albi.
Jusqu’au trille final, le jeu, qui n’aura jamais atteint les sommets, évolue d’un camp à l’autre sans modifier le score malgré une vaine tentative de drop de Maxime Petitjean (73°).?La sirène ayant retentie, c’est tout d’abord Albi qui tente d’enfoncer le clou, puis Aurillac relance . Puis c’est Thomas Fournil qui rate le drop de la gagne .
REGRETS
Retour aux vestiaires avec des regrets pour le camp albigeois. Dominateurs dans tous les compartiments de jeu , sans jamais être mis réellement en danger, les albigeois ont abandonné dans le Cantal deux points mais sont pratiquement assurés de participer à la phase finale.
« Il faut gagner contre Auch pour assurer notre demi finale à domicile . A partir de là on avisera mais il faut d’abord se concentrer sur cette étape très importante . » soulignait Vincent Clément lequel ajoutait « Des absences de joueurs certes, mais on a montré tout au long de l’année qu’il y a vraiment au Sporting un groupe homogène capable de répondre présent, ce qui prouve que personne n’est indispensable, et que tout le monde a sa place et peut apporter quelque chose ».
Jean Christophe Bacca : « On a dominé, en tout cas devant de la tête et des épaules , mais il faut que l’on arrive à être beaucoup plus réalistes et à marquer des points sur nos temps forts ce que l’on a pas su faire. On a même perdu des points sur nos temps forts, comme lors de la deuxième pénalité que l’on joue en mêlée, il faut la prendre pour tenter de faire un mini break . Ces matches là, c’est toujours pareil, tant que les deux adversaires sont dans les clous, ils ne sont jamais faciles car aucune des deux équipes ne lâche. Il faut qu’il y ait un mini break de fait pour arriver à ce que l’une des deux équipes se lâche et là on commence à voir du jeu. C’est un match qui reste crispé alors qu’on se retrouve avec 80% de domination et cela n’est pas normal. Il faut que l’on évolue rapidement. Nous avons beaucoup de travail à faire parce que face à une équipe comme Auch qui va venir à Albi en ayant les qualités de ne jamais s’affoler, de rester serein, de venir pour empêcher de jouer , de jouer en contre, cela va être un gros problème même si nous sommes dominateurs. Si on n’est pas capable de réagir face à ça, on va avoir une déconvenue.?On a une marge qui nous permet de travailler dans la sérénité. Il faut justement que cela nous permette de préparer les phases finales. On a l’impression que l’on joue tous les dimanches avec le couteau sous la gorge. Non. Nous avons une marge qui nous permet d’appréhender la phase finale avec un peu de sérénité , de sécurité. Alors travaillons là dessus pour nous préparer. ».
Maurice Charbonnières








