SCA : JC. BACCA : METIER ENTRAINEUR
Jean Christophe BACCA : ENTRAINEUR AU SCA
« Le rugby a changé, la manière d’entraîner aussi »
« « Je me sens bien au sein du staff sportif du SCA »
« Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais j’espère, avec le staff actuel, amener ce groupe jeune le plus loin possible car il le mérite ».
« Albi est un club qui a des valeurs»
Le Staff sportif du Sporting Club Albigeois est chapeauté par le manager général, Henry
Broncan. Il comprend un certain nombre d’intervenants spécialisés dans tel domaine de jeu. Le second d’Henry Broncan, c’est Jean-Christophe Bacca qui, après avoir entrainé les Espoirs sous le « règne » d’Eric Béchu, est monté d’un cran avec l’arrivée d’Henry Broncan
Quatre questions à Jean- Christophe Bacca :
Maurice Charbonnières : Qu’elle est votre rôle dans le staff sportif du SCA ?
JC. BACCA : Je suis entraîneur et je m’occupe surtout des avants. Il se trouve que l’on a avec Henry Broncan un fonctionnement qui fait que l’on prend à tour de rôle l’entrainement général et donc que l’on est capable de prendre le groupe dans son ensemble, les uns après les autres. C’est ce que l’on fait. Par contre ma mission première est de faire fonctionner dans un premier temps ce pack d’avants, et après, avec l’ensemble du staff faire bien fonctionner cette équipe sur les différents aspects du jeu.
MC. Ancien joueur du SCA, pour un entraîneur, l’expérience de joueur est-elle un atout ?
JC. B. Les diplômes sont obligatoires pour entraîner un club professionnel. Ce qui m’a obligé de partir à Marcoussis pendant plus d’un an en alternance pour suivre la formation d’entraîneur. C’est ce que j’ai fait l’an dernier. Bien sûr que l’expérience de joueur sert aussi pour le métier d’entraîneur. C’est un plus. Mais on a vu des grands joueurs faire de piètres entraîneurs et de piètres joueurs devenir de grands entraîneurs et de grands joueurs devenir de grands entraîneurs, ce qui prouve qu’il n’y a pas de règles établies. Moi, ce que je crois, c’est qu’il faut se servir de son expérience de joueur, de l’expérience de la vie, pour faire avancer l’équipe que l’on a en charge et ce que j’essaye de faire .
MC. Depuis ta période de joueur, le rugby a beaucoup changé ?
JC. B. Tout à fait. C’est pour cela que je dis que c’est un plus mais ce n’est pas la condition principale. Oui, le rugby a énormément évolué et c’est à cela que l’on voit aussi l’évolution des staffs sportifs. Maintenant, je ne crois pas à un binôme comme on en voit par exemple à Castres, entre Travers et Labit, qui sont pour moi deux très bons entraîneurs mais qui ont un système qui est voué à l’extinction c'est-à-dire que l’on ne verra plus un entraîneur des avants et un entraîneur des lignes arrières, on verra des staffs se composer de spécialistes comme au football où il y a un manager, un entraîneur des lignes avants et un des lignes arrières, un entraîneur de la défense, parfois un entraîneur de la mêlée, un préparateur physique. On voit de plus en plus que les staffs s’étoffent et je pense que c’est l’avenir. Le rugby se spécialise tellement, devient de plus en plus précis, donc il va falloir des spécialistes à tous les niveaux. Bien sûr il y aura un patron, qui gérera un peu le staff dans son ensemble. On va vers ce fonctionnement là dans les clubs professionnels.
MC. Le professionnalisme n’a-t-il pas tué l’esprit du rugby de clocher.
JC. B. Bien sûr. On ne peut plus parler de rugby de clocher comme c’était à mon époque, mais déjà à mon époque ce n’était plus le rugby de clocher comme à l’époque de mon père. Le rugby évolue et l’esprit de clocher aussi. Par contre on peut continuer à avoir des clubs de rugby avec des valeurs, et je pense qu’Albi en fait partie et s’appuie là-dessus. Quand on a un groupe de joueurs comme l’actuel qui a renouvelé son effectif avec 19 jeunes dont certains ont 20, 21 ans et sont alignés en première ligne ça prouve bien qu’il y a un état d’esprit particulier ici. Si on ne se sent pas bien dans un groupe, si on n’est pas aidé, si on n’est pas soutenu par l’ensemble du groupe je crois qu’avec toutes les qualités du monde on ne peut être le meilleur pilier, a vingt ans, cela devient très difficile.. Je crois que des garçons comme Bastien Dedieu ou Maxime Gau ont fait cette prestation remarquable parce que le groupe les soutient ;C’est ce qu’il fait aujourd’hui les valeurs du clocher.
Maurice Charbonnières : Jean Christophe Bacca aspire-t-il à devenir rapidement manager général d’un club ?
Jean-Christophe Bacca.. Ce n’est pas aujourd’hui à l’ordre du jour. Je suis bien dans ce fonctionnement là. J’ai trouvé ma place avec ce staff là. Je trouve que le groupe et le staff fonctionnent bien. Donc pour l’instant cela me convient tout à fait. Après on ne sait pas de quoi est fait l’avenir et je ne peux pas dire si je serais encore là demain. Au jour d’aujourd’hui la place me convient tout à fait. J’espère que ce groupe je vais pouvoir avec l’ensemble du staff l’amener le plus loin possible, parce que c’est un groupe jeune et qui mérite d’être amené au plus haut niveau . J’espère que le staff l’accompagnera dans son ensemble comme il est aujourd’hui, le plus loin possible.
Maurice Charbonnières








