PRO D 2 : ALBI 19- AIX 16 : QUE CE FUT DIFFICILE!
PRO D 2 : SC.ALBI- PAYS D’AIX RC. 19-16
mi-temps 19-13
Stadium Municipal Albi. Maurice Charbonnières
Temps agréable, excellente pelouse. Bon éclairage. Vent fort favorable à Aix en 1ere mi-temps
5 000 Spectateurs environ
Arbitre : Jerôme Lamirand (Comité du Béarn)
SC. ALBI
Guitoune ; Voretamaya, Hecker, Barthélémy, Kraska ; (m) Chateauraynaud, (O) Fournil, Misse, Baluc-Rittener (cap), Fourcade (Marut 79°),; Van Der Westhuyzen (Damiani 59°), André (Correa 59),59°); Gau (Kwarazfelia 47°), Maynadier, Gicollet(Prime 63°)
1 Essai, Voretamaya 17°-
1 Transformation Fournil 17°
4 Pénalités Fournil 2°-10°- 27°-33°
PAYS d’AIX RC.
Solana ; Noutary, Christopher, De Beer, Human, (o) Bourlon, (m) Besson ( Rochette 54°) ; Sourire (Longepe 61°),Labrit ; Ollivier( cap)( (Colliat 67 temporaire), Ursache (Charlier 75°) ; Santoni,Lazar, Ripol (Bonnet 47°), Felsina (Bastere 47°)
1Essai Christopher 25°
Transformation : Bourlon 25°-
2 Pénalités Bourlon 6°- 36°
Carton Jaune : Lazar 65°
BELLE VICTOIRE AVEC UN MERCI AUX BUTTEURS D’AIX !!!
Henry Broncan : « Vivement la trêve, les joueurs sont épuisés »
Jean Christophe Bacca : « Les joueurs ont mis tout leur cœur, mais c’est notre plus mauvaise prestation depuis le début de la saison »
Laurent-Baluc- Rittener : « Lorsque nous consulterons les médias demain matin nous serons heureux d’être cinquième, dans le bon wagon »
Serge Laïrle (Aix) « nous nous sommes battus nous mêmes. »
« Nous ne pouvons que nous en prendre à nous même si on n’a pas remporté une victoire. Nous connaissions les qualités de cette équipe d’Albi. Mais ce qui m’inquiète le plus c’est notre entame de la rencontre où durant 20 minutes nous avons regardé jouer les albigeois. La faillite d’un butteur cela arrive au cours d’une saison ». C’est le coach aixois, un Serge Laïrle fort déçu, qui en une phrase résumait la physionomie d’une rencontre qui pouvait basculer dans le dernier quart d’heure avec un arbitre distribuant pénalité sur pénalité à l’encontre des « hommes » de Laurent Baluc-Rittener. Mais les aixois en accumulant maladresses et mauvaises inspirations durant la première mi-temps ont fait pencher la balance du succès dans le camp des locaux.
Dire qu’ Henry Broncan, le coach albigeois, craignaient l’équipe d’Aix est un doux euphémisme car le redressement des provençaux n’est pas le fait du hasard : un excellent recrutement, selon le coach « jaune et noir », est à la base de ce début de saison remarquable d’Aix, un prétendant aux places qualificatives.
Une analyse qui , sans la faillite du butteur aixois, aurait été confirmée sur le terrain notamment en deuxième mi-temps au cours de laquelle les « hommes » de Gwendal Ollivier ont pratiquement squatté le camp des tarnais mais sans confirmer au tableau d’affichage sauf sur une pénalité réussie par Jéremy Bourlon suite à un mauvais geste d’un albigeois à la 62eme minute, ramenant le score à trois points (19-16). Et par la même occasion le danger d’un retour aixois. Il a fallu les qualités de courage du groupe et une défense « jaune et noir » efficace pour préserver les quatre points de la victoire. Mais que l’on a eu chaud !
Dès la première action de jeu, sur l’engagement de Thomas Fournil , l’action se retrouve en touche dans le camp des aixois avec un lancer Albi. Matthieu André capte le cuir, crée un maul, puis balle extraite c’est le point de fixation et pénalité pour Albi 22 mètres en moyenne position. Thomas Fournil ne rate pas l’occasion de faire parler la poudre 3-0. On joue depuis deux minutes.
6e : Sur l’engagement Aix fait un en-avant lors de la réception du cuir dans les 22 d’Albi. Mêlée avec introduction Albi, mêlée écroulée attribuée à Albi, Jérémie Bourlon égalise 3/3 .
8° : mêlée aux 22 d’Aix, introduction Chateauraynaud, la mêlée se relève, Albi est pénalisé.
Pénal touche aux 45 mètres dans le camp d’Aix, sur l’affrontement entre les deux packs l’arbitre sanctionne la mêlée provençale. Des 50 mètres, depuis le bord de la touche, Thomas Fournil envoi le cuir entre les perches ( 6-3 ).
12° : Sur un placage haut, Albi est sanctionné : des 5O mètres en coin Jérémy Bourlon rate la tentative. C’est le premier loupé. Les aixois vont en accumuler un nombre impressionnant tout d’abord en première mi-temps par Jérémy Bourlon (19° des 22 albigeois en moyenne position -21°des 48 mètres en moyenne position) puis par Robin Solana (38°)dont le coup de pied est trop court sur une tentative des 50.
Mais revenons au déroulement de la rencontre .
16° : belle attaque d’Aix…mais Albi récupère le cuir, lance une attaque plein champ pour se terminer sur Kraska qui est poussé en touche aux 40 Albigeois. Sur leur lancement et une belle prise de la seconde ligne aixoise , point de fixation et l’attaque est lancée . Sur la ligne des 50, Maynadier lancé comme une fusée intercepte, Thomas Fournil au relais tape un petit coup de pied en direction de Voretamaya qui ne se fait pas prier pour plonger en but entre les poteaux. On est au premier quart d’heure, la transformation réussie par le canonnier albigeois et 13 / 3 au tableau d ‘affichage. Albi affiche sa détermination de rester invaincue sur son herbe.
Dix points d’avance, les albigeois ont mis la main sur le ballon et Aix se cherche.
Florent Fourcade : « Il faut que l’on arrive à tuer le match sur nos temps forts. Il faut que l’on arrive à progresser sur la gestion des temps forts, d’être plus concentrés pour pouvoir appuyer là ça fait mal chez l’adversaire et je crois qu’aujourd’hui on fait preuve de beaucoup d’envie , beaucoup d’abnégation, mais il faut arriver à tuer les matchs. Ce soir on retiendra la victoire et on va pouvoir partir en vacances une semaine avec les têtes reposées avec la sensation d’avoir fait le boulot. On a un peu de réussite sur le butteur d’Aix notamment durant les dernières minutes avec les pénalités loupées. On était dans une période creuse et Aix a appuyé là où cela faisait mal pour nous. Heureusement pour nous que les aixois ne concrétisent pas sur les pénalités ».
Mais avant d’en arriver à cette conclusion il y a d’autres temps forts de part et d’autres.
Et notamment pour Aix à la 24° minute : Aix, dans les 22 d’Albi, s’offre une belle séquence de temps de jeu pour se terminer par un judicieux coup de pied à suivre en direction de l’ailier Philip Christopher qui s’écroule en coin. Jérémy Bourlon transforme ( 16-10).
Il faut attendre la 32eme minute pour qu’une nouvelle fois la mêlée d’Aix soit pénalisée pour une mêlée écroulée 22 mètres face aux poteaux. Thomas Fournil dans ses œuvres et 19/10 au tableau d’affichage. Aix qui s’est refait une santé voit ses efforts récompensés par une pénalité consécutive à un hors jeu albigeois 40 mètres face aux poteaux. 19-13.
Robin Solana tente de réduire le score des 50 mètres en coin. C’est raté .Et c’est l’heure des citrons sur le score inchangé de 19 –13. A cet instant les albigeois font figure de favoris.
DEUXIEME ACTE
41° :Le jeu repasse les plats : sur un hors jeu d’Albi, Jérémy Bourlon se voit offrir les 3 points d’une pénalité 28 mètres face aux poteaux . Raté.
49° : Les albigeois sont à nouveau pénalisés pour une mêlée écroulée sur la ligne des 50. C’est l’arrière Robin Solana qui est chargé de faire justice . Raté !
Le jeu a baissé d’un ton pour les deux formations et plus particulièrement pour les Albigeois. Aix campe dans le camp « jaune et noir ».
Laurent Baluc-Rittener : Nous sommes soulagés par cette victoire. On aurait pu largement laisser deux points sur ce match et on n’aurait rien à dire. Jusqu’à la fin cela été un match accroché, tendu. Il faut dire qu’Aix en Provence nous a fait déjouer, a été présent durant 80 minutes. Les aixois ont joué le match parfait à l’extérieur, occupation, chandelles. Ils nous ont contré en touche et en mêlée. Malheureusement pour les aixois, leur butteur a failli sur les pénalités, tant mieux pour nous. A chaud, c’est le soulagement. Maintenant, demain matin quand on regardera les médias, on sera heureux de voir que l’on a pris quatre points et que l’on est dans les cinq premiers (cinquième exactement NDLR), que l’on est dans le bon wagon. En première mi-temps on s’en sort bien, on a 10 points d’avance avec le vent, mais l’on sent que nous ne sommes pas bien rentré dans la rencontre et en seconde période c’est tendu, on met peut-être un peu d’agressivité pour gagner nos duels, mais nous n’arrivons pas vraiment à rentrer dans cette rencontre, à mettre notre jeu en place. L’essentiel est que jusqu’à la fin nous n’avons rien lâché, ça c’est certain, par contre on fait des erreurs cela est certain aussi mais malgré tout il y a les quatre points ».
64° Le pilier Mihaïta Lazar écope d’un carton jaune pour un placage haut pratiquement sur sa ligne de but. Sur la pénalité, les albigeois font le choix de la pénal touche à 2 mètres de la terre promise. Belle prise de César Damiani, entré en deuxième période, faute aixoise et nouvelle pénalité. Re pénal touche pour Albi qui va perdre la balle sur le lancer. Dommage !
73° : les albigeois bénéficient d’une nouvelle pénalité et choisissent encore une fois une pénal touche à 5 mètres de la ligne de but adverse. Ils visent l’essai en s’appuyant sur une supériorité numérique. Raté ! Le cuir est mal négocié, pénalité pour Aix qui peut se dégager. Restera un doute : n’aurait il pas été plus judicieux de choisir les trois points des pénalités pour s’assurer d’un écart plus confortable ?
Puis arrivent les trois dernières minutes (de folie et d’angoisse pour les supporters albigeois) au cours desquelles les aixois s’installent dans le camp albigeois :
78° : pénalité contre Albi dans ses 22 en moyenne position : Jérémy Bourlon a les trois points du match nul au bout de ses crampons. Raté. Ouf !!!
Cardiaques s’abstenir d’autant que l’arbitre en remet une couche alors que la sirène a retentie depuis trois minutes. Des 40 mètres en coin, nouvelle tentative de Jérémy Boulon . Raté !!!
Re ouff et explosion de joie des supporters. Mais que l’on a eu (très) chaud !
Albi reste invaincu sur son herbe du Stadium..
Pour l’histoire nous préciserons qu’Aix aura été la première équipe à marquer un essai au Stadium, là où La Rochelle, Grenoble, Pau, Périgueux avaient échoués. Faible consolation pour les provençaux qui aspiraient à beaucoup mieux.
RÉACTIONS
A l’heure des réactions d’après match l’analyse de cette rencontre qui marque la cinquième victoire en cinq matchs pour les Albigeois sur leur gazon, les avis étaient partagés.
Jean Christophe Bacca : « Nous n’avons pas été bien sur la conquête, on n’a pas été bien dans la réalisation, on n’a pas été aussi efficaces que d’habitude en défense et malgré tout c’est un match que nous aurions perdu l’année dernière et on le gagne. C’est quelque chose d’hyper positif à ce niveau parce qu’on ne pensait pas le prendre vu la prestation de la deuxième mi-temps d’Aix-en- Provence. Il faut encore féliciter les joueurs qui ont mis tout ce qu’ils on pu, parfois pas à bon escient, mais ils y ont mis tout le cœur qu’ils pouvaient y mettre et ça c’est remarquable. C’est un match à travailler et à ne pas oublier parce qu’il peut nous servir à rebondir, mais c’est la plus mauvaise prestation que l’on ait fait depuis le début de la saison. »
Henry Broncan se veut plus nuancé : « C’est un match très difficile. J’avais dit que l’équipe d’Aix était excellente, elle l’a démontré jusqu’à la dernière minute. Nous, par contre, comme je m’y attendais on est très fatigué puisque c’est pratiquement toujours les mêmes joueurs qui sont sur le terrain. Vivement cette trêve d’une semaine pour que l’on se reprenne, car certains de mes joueurs sont au bout du rouleau. Ils sont épuisés parce qu’on a un effectif beaucoup trop insuffisant pour postuler au niveau de la D 2.
C’est la victoire du courage, car de toutes les façons si le buteur aixois a manqué ses pénalités c’est qu’il ne méritait peut-être pas de les mettre. Moi, je remercie tous les joueurs qui encore une fois ont donné tout ce qu’ils avaient avec leurs qualités mais aussi quelques insuffisances. »
Yohann Chateauraynaud : « Ce n’est pas cette équipe d’Aix qui, depuis le début de la saison, nous a donné le plus de mal, c’est Grenoble. Pour ma part je ne m’attendais pas à une aussi grosse défense et à une aussi belle équipe d’Aix. C’est vrai que depuis le début de la saison alors que l’on mène à la mi-temps, nous avons du mal à revenir dans le match en seconde mi-temps et là contre le vent on a eu du mal à aller chez eux et donc à mettre notre jeu en place. On a subi dans notre camp » .
Yoganne Corréa : « On s’attendait à une rencontre difficile car depuis deux ou trois ans cette équipe d’Aix monte en puissance. Elle a confirmé qu’elle avait de l’ambition cette année. Nous on ne s’est pas trompé car on savait que s’allait être dur et âpre. On peut remercier leur butteur (sourire), mais je trouve que l’arbitrage a été très dur avec nous. C’est le métier qui rentre. Il va falloir passer la deuxième vitesse et se dire que si nous sommes pénalisés, il faut trouver un moyen de jouer dans le camp adverse de manière à éviter les pénalités proches de nos poteaux. C’est certain qu’à un moment donné il fallait occuper leur camp. On s’est mis en danger en mettant des chandelles alors que des fois nous n’étions pas dessous ce qui leur permettait de nous remettre la pression dans nos 22 et après il y avait pénalité. Il faut que l’on grandisse. Cette victoire nous fait évidemment très plaisir car elle nous permet de remonter à la 5eme place. Il faut chaque fois se remettre en question car la saison est encore longue. Il faut se resserrer pour vivre tous ensemble une belle aventure ».
La conclusion nous la laisserons au coach aixois
Serge Laïrle « Ce match nous laisse des regrets, c’est certain, parce qu’on a trop mal démarré notre rencontre en première mi-temps pour réussir ce que nous étions venus faire ici. Aujourd’hui ça ne nous a pas sourit, les buteurs n’ont pas réussi à concrétiser notre domination de la deuxième mi-temps, ce sont des choses qui arrivent. Mais ce qui m’embête ce n’est pas d’avoir perdu le match mais d’avoir été inexistants durant les quarante premières minutes. On savait très bien quelles étaient les valeurs des albigeois et ils les ont démontrées sur cette première mi-temps. Nous n’avons pas joué à notre niveau et nous nous sommes sanctionnés tout seuls. »
Le facteur chance qui est ( souvent) le seizième homme sur le terrain avait choisi son camp : Albi !
Une fois n’est pas coutume.
Maurice Charbonnières








