SCA : POLITIQUE DE FORMATION DES JEUNES
ALBI POURSUIT UNE POLITIQUE DE FORMATION DES JEUNES
JEAN–CHRISTOPHE BACCA : « Le club permet aux jeunes de travailler dans la sérénité. C’est une politique appliquée depuis plusieurs années . C’est un honneur pour nous de voir les joueurs que nous avons révélés s’imposer dans les grands clubs».
Lambert Kuruvoli, venu de St Nazaire à l’intersaison, le fidjien Venione Vorétamay, le Géorgien Giorgi Tetrshvili, Gabriel Lacroix, Pierre d’Andréa, Vincent Calas, Rami Laadila, Nicolas Metge, et bien d’autres comme des Crabos sont dans l’antichambre de l’équipe une. Ils font parfois une apparition en Pro D2. D’aucuns peuvent s’interroger sur le fait qu’on ne les voit pas plus souvent alors que des garçons comme Lambert Kuruvoli, pour ne parler que de lui, était annoncé comme devant renforcer la ligne d’attaque des ¾ ou pour suppléer Geoffrey Palis à l’arrière. Pour le moment ils font les beaux jours de l’Equipe Espoir.
Il n’y a aucun mystère à la politique mise en place : Albi est une terre de formation où l’on ne fait pas passer la charrue avant les bœufs : « Ce sont des joueurs que l’on considère à fort potentiel mais qui n’ont pas encore la capacité de s’opposer à des adversaires lors des joutes de Pro D2. Donc on leur laisse du temps. C’est la politique du club depuis plusieurs années. On a vu arriver des garçons comme Bastien Dedieu à qui on a laissé le temps de se former et qui maintenant est une pièce essentielle de notre effectif, ou Clément Maynadier qui est au club depuis l’école de rugby. Donc ce sont des joueurs à qui on permet de travailler dans la sérénité, qui évoluent tranquillement et qui, un jour postuleront à l’équipe une. Albi ne peut pas se permettre autre chose. Aujourd’hui c’est notre bouffée d’oxygène d’avoir des jeunes qui postulent avec plus ou moins de bonheur et plus ou moins tôt dans leur carrière parce que chaque joueur est différent. Ils nous permettent surtout de garder une équipe compétitive dans ce championnat de Pro D2 extrêmement relevé. »
Bref , le SCA travaille pour l’avenir : « Effectivement parce qu’il y a déjà des juniors Crabos qui ont un fort potentiel collectif, les « Reichel » en train de monter en puissance aussi, les Espoirs dont on espère encore une fois qu’ils atteindront la finale de leur catégorie comme l’année dernière. C’est un vivier sur lequel on peut puiser et on ne s’en prive pas puisqu’il y a plusieurs joueurs qui ont déjà fait des apparitions en équipe une . Mais encore une fois, je rappelle qu’on leur laisse le temps de s’aguerrir, de mûrir pour en faire de bons joueurs de rugby et ne pas brûler les étapes »
C’est notamment de cas pour Lambert Kuruvoli, le géorgien venu de Saint Nazaire dont chacun espère qu’il intègre rapidement l’équipe une car on dit le plus grand bien de lui ainsi qu’en apporte la preuve ses prestations avec l’équipe des Espoirs.: « Ce sont des joueurs qui arrivent des îles. C’est toujours compliqué de changer complètement d’hémisphère et de pays. C’est un garçon que l’on sait à gros potentiel car il a fait une très bonne saison à Saint-Nazaire en fédérale 1 l’an dernier. On attend qu’il puisse être totalement acclimaté au système de jeu français et albigeois. C’est un garçon, je le pense, sur lequel on pourra s’appuyer comme ce fut le cas de Venione Voretamaya qui a quasiment passé une saison blanche l’année dernière entre sa blessure et qu’il fallait qu’il s’habitue au jeu. Lui est prêt. Il joue contre Béziers et j’espère que ce sera le cas pour Kuruvoli ou d’autres ».
La formation est une finalité noble mais qui naturellement, lorsque l’élément sort du lot, il est immédiatement convoité par des clubs plus huppés comme ce fut l’an dernier le cas avec Sofiane Guittoune, Thomas Fournil, Florent Fourcade…notamment :
« C’est une fierté aussi pour nous de voir évoluer des hommes comme Sofiane Guittoune à l’USAP avant sa blessure ou Florent Fourcade . C’est une bonne chose. Ce sont des garçons qui sont les ambassadeurs de notre club parce qu’ils continuent à y revenir, ils continuent à en parler. Je pense qu’ils ont une affection particulière pour les années qu’ils ont passées au SCA. De les voir partir sous d’autres cieux. C’est le jeu que les plus gros clubs prennent les meilleurs talents. Nous, on est là pour en former, mais on espère un jour pouvoir alterner entre des garçons à gros potentiel formés au club et puis aller chercher ce qui nous manque avec des joueurs déjà confirmés. Aujourd’hui nous n’en avons pas les moyens. Donc on fait avec les moyens dont nous disposons et pour l’instant cela ne nous réussi pas trop mal ».
Maurice Charbonnières








