25October

SCA/ " BRONCAN, le dernier des MOHICANS"

 

BRONCAN, LE DERNIER DES MOHICANS

Henry Broncan : « Je crois en l’Homme car il recèle des qualités énormes mais que la société d’aujourd’hui ne sait pas suffisamment mettre en valeur »

 

L’auditorium du Bon Sauveur était plein mercredi soir pour découvrir sur invitation en avant première le film France 3 –Antea Production , de Christophe Vindis  « BRONCAN, le dernier des MOHICANS ».

Philippe Bonnecarrère, Maire d’Albi était aux  premier rang des spectateurs, ainsi que Michel Franques , adjoint aux sports, aux  côtés de la grande famille du Sporting, avec à sa tête Jean-Jacques Castanet, le président du SCA, le staff sportif, les dirigeants et les joueurs  pour découvrir certes le passionné du rugby que l’on connaît et que les albigeois ont adopté depuis deux saisons, mais surtout l’HOMME avec ses passions, ses colères, sa pédagogie.
Après que   Christophe Vindis , le réalisateur  et Carlos Belinchon , Délégué Régional France 3 Midi-Pyrénées, eurent rapidement présenté ce magazine de 52 minutes destiné à être diffusé sur France 3 Midi Pyrénées

( vendredi 26 octobre à 23h50 et le lundi 12 novembre à  9h000) et sur France 3 Aquitaine le mardi 27 novembre à 15h20, on est passé à la projection.

Au fil du film on découvre l’Henry Broncan coach du Sporting Club Albigeois (beaucoup de séquences ont été tournées à la fin de la saison dernière ce qui permet de retrouver Sofiane Guitoune, Thomas Fournil, Florent Fourcade et d’autres, l’Henry Broncan sur ses terres gersoises et plus particulièrement à Lombez-Samatan  et à Lisle Noé sa terre natale, mais également à Auch qui , après Lombez-Samatan, fut son deuxième club comme entraîneur. On le retrouve heureux avec ses « copains » de Lombez Samatan, de Lisle Noé où il dirige un entraînement. On le suit également sur la plage de Gruissan  sa deuxième terre d’élection.

Le film met l’accent sur  l’entraîneur capable de féliciter ses joueurs après une belle victoire, mais aussi l’entraîneur «  blessé », « humilié » après la défaite passant « un savon » à ses joueurs. Mais derrière cette carapace du technicien du rugby  exigeant car passionné et n’aimant pas perdre, se cache un autre Homme, peut-être le vrai Henry Broncan, l’humaniste qui  déteste  les « mondanités », préférant assister à une rencontre de poussins ou de minimes  que de suivre un match de l’équipe de France. Henry Broncan ne fait pas « son cinéma »  face aux caméras. Il se livre tel qu’il est. A prendre ou à laisser ! « Sur le bord de la touche, au contact des jeunes, c’est là que je suis bien » devait déclarer « la vedette » du film.

«  Je ne sais pas si c’est le vrai Broncan que révèle ce film,  parce que le film  je ne  l’avais pas vu avant cette projection. Mais  pour moi c’était très émouvant parce qu’il a relaté des moments très forts de ma vie. Je crois que Christophe, le réalisateur, ne s’est pas trompé là-dessus. Il a été toucher d u doigt là où quelque fois ça fait mal et quelque fois cela fait du bien. Il faut que je  revois le film parce que je me demande si c’était réellement moi ou pas moi. Il est allé me chercher bien loin, au plus profond de moi-même, cela c’est sûr ».

Il confirme le message que veut faire passer ce film : «  Effectivement dans une équipe de rugby ou simplement dans la vie l’important c’est l’Homme avec un H majuscule. Mon espérance dans cette époque en crise telle que celle dans laquelle nous sommes plongés, elle n’est pas dans les combinaisons économiques, elle est dans les Hommes. J’ai toujours cru aux hommes et bien entendu aux femmes. Oui,  je crois dans l’Homme. L’Homme , tous les Hommes,  au fond d’eux même  ont des qualités énormes. Le problème c’est que ces qualités là, la société d’aujourd’hui ne sait pas suffisamment les mettre en valeur. Je crois qu’il faut faire confiance aux Hommes. Comme je le dis très souvent si l’entraîneur ne fait pas confiance à ses joueurs, ces joueurs n’auront pas confiance en eux. Donc il faut faire confiance aux Hommes même si, bien sûr, quelque fois le comportement de l’Homme est très décevant. Mais souvent ceux qui sont décevants sont des gens extrêmement malheureux. »

Au travers de ce film, « Broncan, le dernier des Mohicans », le Broncan que nous connaissons dans le cadre de ses fonctions au SCA semble pleinement satisfait  de sa vie. Si un jour il était appelé à devoir choisir comme dernière demeure entre le Gers et Gruissan, son cœur balancerait. Par contre ce qui est certain c’est qu’aujourd’hui il est heureux d’être à Albi.

Y –a-t-il un regret pour « le sage à la casquette » respecté sur tous les terrains de rugby : «  J’espère que ce que je n’ai pas fait jusqu’à maintenant j’aurais l’occasion de le faire demain ». Henry Broncan,  un sage en terre d’ovalie !

C’est cette face cachée d’Henry Broncan que révèle aussi et peut-être surtout  le film « Broncan, le dernier des Mohicans ». A voir sur le petit écran.

Maurice Charbonnières (texte et photos)

Carlos Belinchon et Christophe Vindis présentent le film.

 

 

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