PRO DE2/ SC.ALBI 13-AUCH 12 : SEULE LA VICTOIRE EST BELLE !
PRO D 2 : SC. ALBI- AUCH 13-12
mi-temps :13-6
Albi Stadium Municipal : Maurice Charbonnières
Beau Temps, vent fort favorable à Auch en première mi-temps.
4 600 Spectateurs
Arbitre Adrien Descotte (Drôme Ardèche)
SC. ALBI
Palis ; Voretamaya, Kaiser, Bonnet, Kraska, (o) Barthélémy (Bouillon 67°) , (m) Marques, Baluc-Rittener (cap), Raynaud, J. Mondoulet,( Misse 58°)Damiani,( Maisradze 58°) André, Kwarazfelia ( Koberidze 50°), Maynadier (Ponnau 67°), Frize (Dedieu 50°)
1 Essai : Voretamaya 34°
1 Transformation : Marques 34°
2 Pénalités :Marques 18°- 40°
Carton Jaune : Damiani 47°(brutalité)
AUCH :
Peluchon ; Bosque, Thierry( Ascarat 78°), Suniula (Grimaud ;(o) Lagardère, (m) Salle Canne ( Cariat 60°) ; De Pauw, Naikadawa,( Medves 61°), Saint-Lary (Cap); Tapasu, Bernard ( Dargier 58°); Tiedeman,( Bougherara 49°), Casals, Magnan (Delon 13°).
4 Pénalités : Péluchon 23°- 30°- 52°- 66°
Carton jaune :. Naikadawa 25°( anti jeu)- Bernard 47(brutalité)
SEULE LA VICTOIRE EST BELLE
Matthieu André : Il ne faut pas oublier que le match on devait le gagner, on l’a gagné et c’est le plus important »
Henry Broncan : « En première mi-temps on à très bien joué contre le vent. A la mi-temps j’étais un peu rassuré. Mais au coup de sifflet final j’étais soulagé. Avec le public, on a eu très peur ».*
Laurent Baluc Rittener : « On a gagné parce que nous avons fait ce qu’il fallait faire. Les quatre points font du bien »
« Satisfait, non, je ne suis pas satisfait de ce match, mais de la victoire si, parce qu’on aurait très bien pu perdre, passer à la trappe devant des Auscitains que l’on avait très, très bien joué en première période avec le vent contre ». En une phrase Henry Broncan devait résumer l’impression laissée par cette rencontre qui, certes s’est soldée par une victoire, mais qui restera aussi comme celle des occasions manquées. Tout d’abord pour cause de nombreuses pénalités détournées par le vent (pourtant lors de l’échauffement, avec le même vent mais pas la même pression, Samuel Marqués semblait frôler le 100%) et surtout pour trois occasions d’essais qui auraient pu donner plus d’ampleur à cette rencontre laquelle ne restera pas dans les anales du monde du rugby, car perturbée par un 31eme joueur non inscrit sur la feuille de match et qui avait pour nom Eole. Le fort vent glacial qui balayait le terrain, n’aura pas permis aux débats de se dérouler avec toute la sérénité nécessaire.
Mais le résultat est là : le Stadium Municipal d’Albi reste inviolé. C’était le but recherché.
Grégory Patat, le coach auscitain, tentait de trouver une explication à la défaite gersoise. « Ce qui est paradoxal c’est que les deux équipes ont eu du mal à gérer le vent. Il était tellement fort et on voulait occuper mais nous n’avons pas été propre, on a paniqué parce qu’on avait la pression de cette occupation et nous n’avons pas réussi à occuper en première mi-temps et en deuxième mi-temps lorsqu’il a fallu tenir le ballon cela a été beaucoup mieux parce qu’on s’est plus déplacés, nous étions plus concentrés »,
Jean Christophe Bacca (entraîneur des avants : « Une victoire étriquée mais une victoire qui vaut de l’or…. J’allais dire comme d’habitude, c’est le lot de tous les Auch-Albi ou Albi-Auch, ça se joue à la dernière minute, sur un petit détail, sur une bêtise. Mais bien sûr comme toute les victoires elle vaut de l’or mais encore une fois on a eu très chaud. Il va falloir beaucoup travailler. Nous sommes fébriles sur toutes les situations alors que face au vent on réalise une excellente première mi-temps où l’équipe est en place et en deuxième mi-temps on prend peur, on se délite. Pourtant nous avions prévenu que ces Auscitains ne lâchaient pas et malgré cela on arrive à 13-12 sans marquer un seul point en deuxième mi-temps malgré trois occasions d’essais qui sont immanquables mais par manque de maturité, par manque d’intelligence , par manque d’altruisme peut-être, on passe à côté. C’est vraiment rageant parce qu’il y avait l’occasion d’avoir peut-être une victoire plus large face à cette équipe d’Auch qui, encore une fois, a fait un très gros match prouvant que les Auscitains ne venaient pas à Albi en victime expiatoire ».
Voilà pour les commentaires, mais lorsque l’arbitre ouvre les débats, cela on ne le savait pas.
FIASCO AU PIED
La rencontre aurait pu bien démarrer ce fut le contraire : on ne jouait pas depuis une minute que les albigeois bénéficient d’une pénalité 35 mètres en moyenne position : Samuel Marqués rate la cible. Il récidivera aux 24°( des 40 mètres), 62°( 45 mètres),69° (40 mètres en mauvaise position. Ce n’était pas le soir du butteur albigeois qui n’a jamais digéré la présence inopportune du vent..
Après la pénalité ratée de Marqués, les Auscitains prennent la rencontre à leur compte alors que les Albigeois sont condamnés à porter le ballon dans leur camp pour cause de vent.
Après ce début de rencontre ratée, les « hommes » de Laurent Baluc-Rittener reprennent du poil de la bête. Mais il faut attendre 17 minutes avant que Samuel Marqués trouve les perches et déflore pour la première fois le compteur (3-0). Cet avantage tombe à la 22eme minute suite à une faute des locaux, Mathieu Peluchon de 48 mètres transforme une pénalité (3-3). Il récidivera à la demie heure de jeu des 50 suite à une action trouble sur la ligne médiane : un auscitain « s ‘offre » un mauvais geste mais c’est Albi qui est sanctionné (3-6).
Cet avantage gersois sera de courte durée : les Albigeois mènent un beau temps de jeu dans le camp adverse, Geoffrey Palis, Vénone Voretamaya, Romain Barthélémy passent en revue la défense adverse et en bout de ligne le fidjien plonge dans l’en but pour le premier essai ( le seul de la rencontre) que transformera depuis la ligne de touche Samuel Marques. 10-6, les Albigeois reprennent la feuille de match. Ils ne la lâcheront plus.
DEUXIEME ACTE
Comme devait le préciser Henry Broncan : « Face à ces Auscitains on a très, très bien joué en première mi-temps, avec le vent contre, puis on s’est vraiment relâché et ça c’est grave pour notre équipe, cela me rappelle le relâchement de Béziers, comment cette équipe tout d’un coup se met à jouer d’une façon très individuelle, sans plan de jeu défini. Je suis déçu de notre prestation. Je sais qu’Auch est une équipe qui ne lâche jamais rien. Ils ont su revenir dans leur match avec leur pragmatisme, leur touche, leur belle mêlée. En seconde période on a eu très peur, le public a eu très peur, mais moi je n’en entendais pas moins de mes anciens partenaires auscitains parce que je les connais par cœur, ce sont des gagneurs invétérés. Mais la victoire est là et ce soir c’est nous qui marquons le quatre points.
Je n’ai pas voulu le dire à la mi-temps mais je sentais que nous allions avoir des difficultés en deuxième période. En effet, quand vous jouez contre le vent et que vous mettez autant d’activité il faut derrière mettre en place un jeu au pied d’une qualité parfaite pour faire reposer votre pack. Or nous avons eu un jeu au pied souvent catastrophique en seconde mi-temps avec des difficultés quand même en mêlée parce que le pilier Kakhaber Kobéridze manque de métier alors qu’il possède la force. La touche c’est normal contre le vent, comme c’était le cas pour Auch en première mi-temps, parce que plus ou moins le ballon ne reste pas dans l’axe du lancer et donc il avantage l’équipe qui joue contre le vent. Et puis je constate que nous pratiquons beaucoup un jeu entaché où chacun veut marquer son truc et à la sortie on a très peur. J’avais très peur avant le match, à la mi-temps j’étais comme les joueurs, un peu rassuré. Mais à la fin de la rencontre, quand a retenti le coup de sifflet final, j’étais vraiment content je vous le garanti ».
Durant la seconde période les albigeois ont dominés mais ils ont « vendangé » trois occasions d’essai. Les raisons de cette « semi » contre performance sont expliquées plus haut par Henry Broncan. Quant à Jean Christophe Bacca il devait souligner : « On a eu vraiment très chaud. Il va falloir beaucoup travailler . Nous sommes fébriles sur toutes les situations alors que face au vent on réalise avec une excellente première mi-temps avec une équipe en place et où on est bien, et en deuxième mi-temps on se délite complètement, on prend peur. Pourtant nous avions prévenu que ces Auscitains ne lâchaient pas et malgré cela on arrive à 13-12 sans marquer un seul point en deuxième mi-temps malgré trois occasions d’essais qui sont immanquables et par manque de maturité, par manque d’intelligence , par maque d’altruisme peut-être, on passe à côté. C’est vraiment rageant parce qu’il y avait l’occasion d’avoir peut-être une victoire plus large face à cette équipe d’Auch qui, encore une fois, a fait un très gros match prouvant qu’elle n’était pas venue à Albi en victime expiatoire ».
Dès la première minute de ce second acte, Geoffrey Palis, tente un drop des 50. Raté. Les esprits s’échauffent …Et ce sont les Auscitains qui font évoluer le tableau d’affichage : Mathieu Peluchon suite à une sanction contre les albigeois, trouve les barres 25 mètres face aux poteaux (13/9) , puis récidive à la 66° toujours sous les barres (13-12). Marques se voit offrir la possibilité de creuser l’écart depuis les 40 mètres d’Auch, le cuir passe à côté et la pression, voire la peur s’installe dans le camp albigeois. Nouvelle action d’attaque pour les albigeois (75°), qui échoue sur un en avant sur l’aile de Kraska. Dès lors les auscitains jetaient leurs dernières forces dans la bataille en toute fin de match. Mais après une ultime touche près de la ligne albigeoise, les « hommes» de Saint Lary s’obstinaient au près au lieu de se mettre en position de tenter le drop, pour finalement perdre et le ballon et le match, car heureusement la défense albigeoise ne craque pas et fait reculer le pack auscitain. La balle sort pour Laurent Baluc-Rittener qui , plutôt que de dégager en touche alors que la sirène a retentit, revient dans le paquet. Marques extrait le cuir du paquet des avants et n’hésite pas une seconde : c’est dégagement en touche. Ouf !.
RÉACTIONS d’APRÈS MATCH
Mathieu André, le seconde ligne albigeois, tire les enseignements de cette rencontre : « Ce qui s’est passé, c’est que l’on savait que l’on rencontrait une équipe d’Auch très difficile à jouer parce qu’elle a une très bonne conquête, une très bonne mêlée. On savait que le match serait dur. Effectivement il a été très dur. Mais il ne faut pas s’alarmer, le match il fallait le gagner, on l’a gagné. Le travail est fait. Maintenant on s’aperçoit qu’il nous reste beaucoup de travail sur la planche pour progresser. On va s’y remettre mais il ne faut pas oublier que le match on l’a gagné et c’est le plus important. Sur les occasions de marquer peut-être que nous avons fait des mauvais choix à certains moments qui sont cruciaux. C’est à cela aussi que l’on s’aperçoit que l’on sort d’un match difficile parce que ces occasions si on les met dans l’en but, le match pour nous est plus facile. On s’est rendu la rencontre assez compliquée ».
La conclusion au capitaine courage du groupe SCA qui malgré un mal au dos suite à un blocage a réalisé le match parfait: « Il s’est passé que l’on est tombé sur une équipe d’Auch telle qu’on la connaissait, accrocheuse, avec ses valeurs, ses vertus de solidarité etc…. Elle nous a embêté jusqu’au bout .Nous pensions avoir fait le plus dur en première mi-temps face au vent en menant 13/6 à la pause, après avoir fait une belle première mi-temps dans la conservation du ballon, dans l’impact physique et malheureusement nous n’avons pas pu faire le break dans la deuxième mi-temps avec le vent. Pourtant, on a fait une bonne entame. Plus la mi-temps avançait et plus on les sentait nous accrocher. Nous avons eu de plus en plus de mal en conquête, donc on n’a pas réussi à mettre la main sur le ballon. C’est une équipe qui a joué crânement sa chance et qui aurait pu l’emporter. Mais elle ne l’a pas emporté, nous avons gagné parce que nous avons fait ce qu’il fallait, on s’est accroché nous aussi jusqu’au bout et ces quatre points nous font du bien. Depuis le début de la saison quand nous ratons des choses notre force c’est de se regarder en face, de nous dire que tout n’est pas parfait et on essaye d’améliorer les choses entre nous. Les ingrédients qui nous manquaient à Béziers, on les a mis aujourd’hui. Tout n’a pas été parfait ce soir mais encore une fois on a montré de belles choses. C’est de bon augure pour la suite ».
Maurice Charbonnières








