25November

PROD2/ CONTRE AIX : UN PAQUET CADEAU DE 7 ESSAIS POUR L'ANNIVERSAIRE DU CAPITAINE

PRO D 2 : SPORTING CLUB ALBI-AIX-EN-PROVENCE 49-21

mi-temps 25-9

 

 

Stadium Municipal Albi : Maurice Charbonnières

Temps couvert. Vent fort en début de rencontre

Terrain excellent

4500 spectateurs

Arbitre : Mattéo Liperini (Italie)

SCA

Palis- Voretamaya, Hecker, Kaiser, (Bouillon 64°) Kraska-(Kuruvoli 70°) (o) Bartélémy, (m) Marquès (Guenin 57°)- Baluc-Rittener (Calas , Misse, Raynaud- André , J. Mondoulet (Damiani 52°)- Kwarazfelia (Gau 50°), Maynadier (Ponnau 57°), Frize (Dedieu 50°)

Remplaçants :

 

7 Essais : Voretamaya 4°-  40°-Marques 26°-Baluc Rittener 43°-Raynaud 52°-Palis 55°- Hecker 80°

4 Transformations  Marques 4°- 26°-43°-Guenin 80°°

2 Pénalités : Marques 12°--29°

AIX-en-PROVENCE :

15 Solana(Gautherie 62°)- 14 Noutary ,13 Christopher( cap), 12 Jacquet,11 Levy, - ( o) Viazzo, (Bourlon 63°)(m) Besson (Rochette 54°)-  8 Labrit, 7 Longépée  (, 6 Driolet,(Barriol 50°)- 5 Mynshardt, 4 Charliet- -, 3 Smit (Cossia 55°)c, 2 Bonnet (Souvent 65°), 1Turini (Felsina 46°)

 

2 Essais : Solana 61° -Rochette 67°

1 Transformation Levy  61°

3 Pénalités : Levy 8°-32°-36°

Carton jaune :  Bonnet 55° anti jeu

UN PAQUET CADEAU DE SEPT ESSAIS POUR L’ANNIVERSAIRE DU CAPITAINE

Henry Broncan : «  Madame Mir a été le meilleur joueur de l’équipe aujourd’hui !»

Jean Christophe Bacca : «  Pour une fois tout à marché ensemble, la défense, l’offensive,  la conquête ».

Laurent Baluc Rittener : «  Je suis vraiment ravi ,je suis un peu sur un nuage, c’est même un peu un rêve ».

 

Il est de notoriété publique que le  7 est considéré comme un chiffre porte bonheur. Est-ce la raison qui ont amené les 22 albigeois figurant sur la feuille de match contre Aix a offrir pour son anniversaire à son capitaine, Laurent Baluc-Rittener, un paquet cadeau contenant sept essais. Il est vrai que Laurent avait payé son écot,  puisque à la 42ème minute, il concluait entre les poteaux une pénalité rapidement jouée alors que la sirène venait de retentir. Il avait environ deux minutes  et une dizaine de temps de jeu pour qu’Albi rentre aux vestiaires avec une marge confortable de  25/9.

Laurent Baluc –Rittener : « Je suis vraiment ravi, c’est même un peu un rêve parce qu’on sortait de deux défaites et on avait des motifs de quoi douter. Là, il y a de gros motifs de satisfaction. La cerise sur le gâteau c’est cette belle victoire bonifiée. Ils ont été énormes avec moi parce qu’ils savaient que c’était mon anniversaire et ils m’ont offert ce gros match. Je les en remercie, je remercie le public. Je suis un peu sur un nuage. On va essayer de profiter de ce moment parce qu’il n’y en a pas souvent de tels moments dans une vie ».


Cette rencontre avait été précédée d’un moment émotion : Madame Mir, l’épouse du regretté Jo, avait procédé dans les vestiaires à la remise du maillot aux joueurs et donné l’accolade à chacun des acteurs. A la fin de la rencontre Madame Mir est venu féliciter les Albigeois en promettant de revenir puisque cela leur avait porté bonheur. Ce sont ces instants intimes fait de chaleur humaine loin des regards du public, qui font la grandeur de ce sport.

« Nous espérons que Madame Mir viendra nous rendre visite avant chaque rencontre. Je la remercie pour tout ce qu’elle a fait pour le club aujourd’hui, elle a été le meilleur joueur de l’équipe» devait se réjouir Henry Broncan à l’issue de la rencontre.

A l’issue de la rencontre Philip Christopher, le capitaine aixois devait aussi rendre hommage à ses adversaires : « Il faut féliciter Albi qui a été très réaliste mais nous, nous  avons fait des erreurs qui nous ont coûté très cher ». L’entraîneur Didier Nourault qui devait partager quelques instants avec Henry Broncan en salle de presse reconnaissait : « Nous, les premiers on donne trop de points à l’adversaire. J’ai en tête cette fin de première mi-temps où l’on remet le ballon sur le terrain, on prend une pénalité et derrière après  8 ou 9 temps de jeu, on prend un essai. On pouvait tourner à 20-9  et on se retrouve à 25-9. Donc forcement cela devenait plus difficile. On  a été trop généreux ». Le coach aixois regrettait toutefois : « C’est vrai que le premier essai albigeois n’y ait pas car entaché d’un en avant que tout le monde voit. Après ça enchaîne et cela devient très compliqué. On   est toujours déçus lorsqu’on perd mais aujourd’hui nous prenons des essais bêtes ».

 

Ce premier essai justement venu pratiquement dès le  coup d’envoi : les Provençaux qui sont dans les 22 albigeois et sont victimes  d’un contre assassin avec Kraska  et Kaiser qui lancent la contre attaque avant de passer le cuir à Venone Vorétamaya qui, 80 mètres plus loin (essai presque copie- collé de celui de Narbonne mais avec une fin de rencontre moins réjouissante) , plonge en but.  Bien que flirtant avec la touche, Samuel Marquès envoi le cuir entre les barres. (7-0). La rencontre ne pouvait mieux commencer ( encore que…) pour les Albigeois qui avaient à se faire pardonner la contre performance justement de Narbonne le week-end précédent.

L’entame en réalité est totalement ratée par les Albigeois qui ouvrent les hostilités : le coup d’envoi  va directement en touche, première mêlée aux 50 avec un en avant des locaux et le Pays d’Aix se retrouve dans les 22 d’Albi. Pour un début cela partait en réalité mal. Mais un contre et 80 mètres plus loin, Albi marque son premier essai !!!

Cette équipe d’Aix, malgré son classement dans le fond du tableau était crainte par les hommes de Laurent Baluc-Rittener dès lors qu’elle arrivait pleine de certitudes après une double victoire contre Dax à domicile et à Narbonne. Cette crainte s’avérait justifiée durant 25 minutes, le temps nécessaire pour Samuel Marquès de conclure  le deuxième essai entre les poteaux après une bonne séquence  de jeu. (17/3). Si le premier pouvait être qualifié d’opportunisme, le second ne devait rien au hasard: une pénal touche avec lancer Albi,  suite à une mêlée écroulée, porte le jeu à 2 mètres de la ligne de but d’Aix. Lancement de jeu, points de fixation, mêlée pour Albi sur un en avant des aixois, et Laurent Baluc Rittener part derrière la mêlée passe à son demi de mêlée Samuel Marques, lequel fait une feinte de passe et s’en va entre les poteaux.(17-3).Un essai de filou !

Toutefois durant un bon quart d’heure, les Provençaux avaient donné  des soucis aux locaux qui avaient du mal à tenir le cuir. Le butteur aixois, Lucas Levy, ratait une première pénalité des 50 dès la 1ère minute (il récidivera à la 16°) ( durant la première mi-temps Albi était sanctionné huit fois contre trois pour Aix) mais se montrait plus adroit  à la 8éme pour ramener le score à 7/3. Toutefois  la défense albigeoise  veillait au grain privant les visiteurs de toutes velléités offensives. Au fil des minutes les albigeois mettaient la main sur le ballon et  une vérité se faisait jour : Aix était tout sauf un foudre de guerre…..Avec l’envie de jouer, l’agressivité retrouvée ainsi que son butteur, les Albigeois bâtissaient minute après minute le succès. Oui, mais quel succès, cela restait à écrire.

Tandis qu’Aix confiait  son destin au pied de Lucas Levy sur pénalités ( 32°-36°), les « jaune et noir » poursuivaient leur travail de sape :   Samuel Marqués trouvait les perches 22 mètres face aux poteaux ( 32°) , et c’était le troisième essai  avec Vénone Voretamaya qui signait son doublé préparé dès la 39° minute pour se  prolonger deux bonnes minutes au-delà de la sirène : plusieurs temps de jeu dans le camp aixois avec Kwarazfelia dernier servi qui passe à l’ailier Fidjien lequel ne se fait pas prier pour aplatir en terre promise et réaliser un doublé.  La transformation depuis la ligne de touche passe à côté  mais le score parle de lui-même 25/9. Aix est ( pratiquement) au fond du trou.

DEUXIEME ACTE

Les deux essais à porter au crédit d’Aix en seconde mi-temps sont anecdotiques dans la mesure où le seul objectif aurait pu être de priver les tarnais du bonus offensif après avoir dominé un adversaire qui n’a réellement jamais été en mesure d’imposer son  jeu si ce n’est durant cette période conclue sur deux essais.  Le premier est venu à l’heure de jeu après un long temps de jeu aixois qui devait se terminer derrière la ligne avec  Robin Solana à la conclusion, puis sept minutes plus tard c’était Pierre Rochette qui concluait en coin une nouvelle action de jeu. Aix subissait mais ne fermait pas le jeu.

Les albigeois démarraient  le deuxième acte comme ils avaient engagé le premier. Une touche pour Aix dans ses 22, mais ce sont les tarnais qui récupèrent le cuir, après  une série de passes, arrive dans les mains de Laurent Baluc Rittener qui lancé comme une fusée, grillant deux défenseurs, s’en va tout en puissance « à dame ». Cet essai transformé par l’incontournable international portugais Samuel Marqués portait le score à 32 à 9. Cela commençait à ressembler fortement à une démonstration d’autant qu’Aix n’a jamais été en mesure de peser sur cette rencontre à l’exception de quelques éclairs qui, pour la plupart, se terminaient pas un rendu de la balle à Albi.

Et fut le cas à la 51eme minute lorsque Julien Raynaud, le troisième ligne albigeois, récupère une balle perdue par Aix dans son camp et tout en puissance s’en va en terre promise en coin. 37-9. La messe était d’autant plus sur le point d’être dite que l’arrière Geoffrey Palis devait accrocher également son nom au tableau d’affichage au terme d’une attaque des lignes arrières (42-9). Les albigeois se voyaient refuser deux essais sur des en avants  supposés (71° de Kuruvoli et 73eme pour Vorétamaya).

Les deux essais aixois ont quelque peu atténué  l’amertume d’une lourde défaite d’autant que la sirène ayant retentie, les Albigeois qui n’en avaient pas besoin, lançaient une ultime offensive terminée  entre les poteaux par Baptiste Hecker au terme d’une action personnelle pour le septième essai. Un record. Et une lourde valise pour Aix.

REACTIONS

Henry Broncan, selon une habitude désormais bien établie trouvait quelques raisons de ne pas être totalement satisfait : «  Sur le plan défensif il y a eu beaucoup d’erreurs, sur les renvois pendant une mi-temps, incapables de prendre un ballon de volée. Non tout n’a pas été parfait, loin de là, ce serait mentir. Après il y a eu des choses remarquables sur le plan de l’esprit, de la création, mais sur les fondamentaux j’ai encore peur. Et les fondamentaux ce sont les pénal touches  que l’on négocie mal, c’est encore une fois beaucoup de pénalités concédées en première période. Donc on a encore beaucoup de travail si on veut espérer faire un résultat à l’extérieur car ça ne suffira pas de gagner à domicile parce qu’un jour la cruche, elle se casse ».

Samuel Marqués : « Je ne sais pas si j’ai retrouvé mes sensations comme vous le dites, j’ai encore des échecs, donc j’ai encore cela à travailler. Dès mon retour j’avais hâte de retrouver les copains,. Je crois qu’aujourd’hui on a fait une grosse prestation. On tient ce premier bonus offensif et cela comptera pour la suite. Nous avons réussi à enchaîner beaucoup de temps de jeu et on marque un très bel essai en fin de première mi-temps. Comme je l’ai dit, c’est de bonne augure pour la suite. Il faut que l’on continue à travailler comme ça et il y aura une belle chose à l’arrivée je pense. Après trois revers consécutifs  à l’extérieur, on s’était demandé de marquer un grand coup aujourd’hui  face à cette équipe d’Aix venue chercher une victoire avec une grosse équipe. On les a privé de ballons, on a envoyé un gros volume de jeu,, on marque sur des contres ce que nous faisions pas avant pour concrétiser. On fait un pas en avant  mais il faut continuer à travailler pour arriver à être encore meilleurs ».

Jean-Christophe Bacca : «  Oui satisfait après cette victoire, même s’il y a encore quelques zones d’ombre, notamment les dix minutes où on prend deux essais et les cinq minutes où on a deux touches qu’on perd alors que l’on est plutôt dominateurs , puisque je crois qu’on les contre trois fois. Ce sont des situations où nous nous  sommes un peu emballés. Mais dans l’ensemble c’est une prestation très intéressante avec surtout un collectif retrouvé. Et pour une fois tout a marché ensemble c'est-à-dire la défense, l’offensif, la conquête. A partir de là quand tout fonctionne … J’espère que les joueurs ont compris qu’ils avaient la capacité de faire du jeu, d’avancer dans l’impact et de créer des choses très intéressantes. Maintenant il faut pouvoir s’exporter. Quand on est capable de passer 49 points à une équipe comme Aix en Provence, qui arrive avec des velléités et qui sortait d’une bonne série, cela prouve que nous avons une certaine qualité à Albi. Il faut en prendre conscience et l’exporter. Le déplacement à Brive est intéressant parce qu’il nous permettra de nous étalonner face à une  telle équipe. On verra comment cela se passe, si on est capable de les accrocher, de prendre un point ou plus, cela déterminera où on en est ».
Geoffrey Palis
: «  Oui, lors de telles parties on se régale de jouer au rugby. On a su lier les trois quarts et les  avants, et on s’est tous fait plaisir même s’il y a eu un petit relâchement collectif  en milieu de deuxième mi-temps. Nous avons su redresser la barre c’est important ».

Laurent Baluc-Rittener : «  Avant le coup d’envoi nous nous sommes dit que nous devions avoir confiance en nous, qu’il fallait que l’on se réveille parce qu’on ne donnait pas le maximum de nous même, même si on était propre, même si on faisait du bon travail, il manquait un petit quelque chose, et on le ressentait aussi. C’est ce que j’ai voulu dire aux copains avant d’entrer sur le terrain. Il fallait que nous essayons de retrouver ce supplément d’âme qui fait que l’on se sublime et qui fait la différence entre un match moyen où l’on n’a pas grand-chose à se reprocher mais au cours duquel on prend un bonus défensif et un match où on se régale , où il y a une osmose entre nous et avec le public et où gagne avec, cerise sur le gâteau, le bonus offensif. »

Maurice Charbonnières

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