13January

PRO D2/ SCA 11-OYONNAX 13 . SI PRES DE L'EXPLOIT

PRO D2/ SC.ALBI – OYONNAX  11-13

mi-temps 5-3

Albi Stadium Municipal : Maurice Charbonnières

Temps froid , couvert  et humide

4 500 Spectateurs

Arbitre : Jérôme  Lamirand (Comité du Béarn)

SC. ALBI

Palis- Voretamaya,Hecker, Bonnet, Todua- (O) Barthélémy( Bouillon 72°),(m) Chateauraynaud (Marques 46°)- Baluc-Rittener (cap), Calas (J. Mondoulet 54°), Raynaud (L. Mondoulet  40°)- Maisuradze (Damiani 69°), André- Gau (Akhobadze 62°),Ponau (Djebablah 67°), Dedieu (El Jaï 50°)

1 Essai : Bonnet 21°

2 Pénalités : Marques (54°)-Palis (66°)

 

OYONNAX

Denos – Bousquet, Cassin, Paea (Pune 53°), Koroivoutu-(O) Urdapilleta, (m) Audy, -Slade (André 54°), Newlands, El Abd (cap)- Ursache, Nemecek- Baïocco (Clerc 67°), Tebani (Jenecker 53°), Tichit (Rapant 53°)

2 Essais : Bousquet (61°) Urdapilleta (70°)

1 Pénalité : Audy  35°

 

SI PRES DE L’EXPLOIT, MAIS…..

LE STADIUM PERD SA VIRGINITÉ

Jean Christophe Bacca «  Le manque d’application, c’est marrant parce que c’est toujours en notre défaveur. A l’extérieur ou à domicile, c’est la même chose, on doit être vraiment de mauvais élèves ! Des fois j’ai du mal à comprendre».

Henry Broncan : «  L’arbitrage soutien toujours les plus forts ».

Remi Ladauge « J’ai le sentiments que de plus en plus les joueurs s’adaptent.. Que nous sommes  de plus en plus efficaces. »

 

Il l’avait dit, il l’a fait : Henry Broncan était présent dans la tribune de presse pour cette rencontre …opposant le SCA à Oyonnax. Ovationné mais chaudement emmitouflé  et casquette vissée sur la tête, Henry a totalement vécu la rencontre depuis la tribune de presse, ne manquant pas de manifester bruyamment son sentiment quant au jeu des albigeois mais également des décisions de l’arbitre. Bref, une soirée qui fut tout sauf  calme pour un  convalescent ….Mais peut-on changer  un passionné du ballon rond.

« L’arbitre soutien toujours les plus forts et pénalise les plus faibles, c’est depuis qu’on a le rugby que l’on a ça ». Au terme de cette rencontre c’est un Henry Broncan très déçu qui a rejoint les joueurs dans les vestiaires. Il n’était pas le seul, les 4 500 spectateurs ayant assisté à ce match ont manifesté bruyamment  leur colère contre des décisions d’un arbitre qui a privé les albigeois d’une victoire qui aurait été tout sauf un hold up…même si les visiteurs venus de l’Ain avaient  des arguments à faire valoir, notamment au niveau de la maîtrise du ballon par le pack des avants qui appliquent à la lettre l’usure de l’adversaire avant de tirer des salves…comme ce fut le cas au cours des dix dernières minutes où ils ont multiplié les ballons portés dévastateurs et marqué deux essais.

« Je crois que cette rencontre nous l’avions bien en main . Jamais nous avons été inquiétés par cette équipe d’Oyonnax, malheureusement il y a parfois des choix qui sont incompréhensibles et des choses que l’on ne maîtrise pas. Aujourd’hui c’est le cas : face à La Rochelle on devait le gagner et on le perd, aujourd’hui on devait le gagner et on le perd encore. C’est dur à encaisser car on s’aperçoit que pour jouer les premiers rôles cela va être compliqué si on n’arrive pas à gagner chez nous. C’est un coup d’arrêt alors que l’on était bien sur le terrain ».Au terme d’une excellente prestation, le demi d’ouverture, Romain Barthélémy livrait à chaud son sentiment de frustration dès le retour aux vestiaires.

Baptiste Hecker, le trois quart centre albigeois ne disait pas autre chose « Il n’y a pas grand chose à dire. Nous avons fait tout ce que l’on a pu, on a franchi Oyonnax. Nous avons des occasions d’essais qui nous sont refusées. On a la possession du ballon . C’est nous qui faisons le jeu et on perd. On est plus que déçu.  Quand on marque à la dernière seconde et que l’arbitre siffle je ne sais pas encore pourquoi. On est surpénalisé par rapport à l’adversaire alors que c’est nous qui faisons le jeu, c’est frustrant. On espérait rester  invaincus à domicile, on aurait dû l’être et ce n’a pas été le cas. Faire un grand match et perdre, il vaut mieux faire des mauvais matches et gagner . Pour l’instant on a plein de matches où l’on fait de bonnes prestations et on les perd tous de quelques points. Avec tous les matches que l’on perd de peu que nous aurions pu gagner nous n’en serions pas là ».

Si près de l’exploit mais…. il est difficile de gagner contre seize adversaires…l’arbitre ayant volontairement ou involontairement choisi  son camp. Le Président   Jean Jacques Castanet le président  du SCA était furieux  envers l’arbitrage. Il n’était pas le seul : «  Je suis très en colère, moi je peux le dire, contre l’arbitrage parce qu’à la Rochelle on doit gagner sans problèmes et on se fait avoir par l’arbitre, aujourd’hui on doit également gagner et on perd . Ainsi en première mi-temps on écope de  sept pénalités contre trois alors que l’on domine.. Après, en deuxième mi-temps quand Geoffrey Palis tente le drop il y a pénalité pour nous et il laisse l’avantage et ne revient pas à l’avantage aux 22 mètres. C’est scandaleux. Moi je dis l’arbitre aujourd’hui a été scandaleux. Les hors jeux adverses il n’en a sifflé aucun, et nous, comme disent les entraîneurs, nous sommes  toujours pénalisés . Trop c’est trop. Heureusement que l’on avait des jeunes en première ligne, avec 20 ans de moyenne d’âge, Calas 20 ans en 3ème ligne, Mondoulet 20 ans, donc cela donne de l’espoir. Mais ces matches là il faut les gagner. Je ne peux pas en vouloir aujourd’hui aux joueurs, je suis très fiers d’eux mais très en colère contre l’arbitre qui en plus nous a nargué toute la partie ».

PREMIER ACTE ALBIGEOIS

C’est l’un des marqueurs du quinze « jaune et noir » : Albi se révèle lorsqu’il est en danger et face aux grosses écuries. Les « hommes » de Laurent Baluc Rittener ont attaqué cette rencontre pied au plancher, comme des morts de faim. Alors que les conditions météo n’étaient pas totalement idéale, les Albigeois loin de fermer le jeu, ont fait vivre le cuir, mettant à l’épreuve leurs adversaires alors que l’on aurait pu penser le contraire. Encore qu’Oyonnax ne se découvre pas rapidement préférant user l’adversaire…avant de conclure.

C’est donc  tout naturellement que les albigeois, les premiers, après une longue période de domination, trouvaient à la 21ème minute  la faille dans la défense d’Oyonnax  avec Barthélémy qui assure une passe au cordeau à Bonnet lequel pointe en but en moyenne position. Au départ, une tentative de pénalité de Geoffrey Palis, en charge des coups de pied en l’absence de Samuel Marqués condamné au banc de touche, lequel Palis rate sur ce coup là les barres. Ce sont trois points de vendangés ajoutés à une pénalité également manquée au 40 mètres en moyenne position (15ème), soit cinq points qui coûteront chers au trille final. On joue depuis 18 minutes : Oyonnax bénéficie d’une pénalité. Sur la pénal touche jouée aux 50 , le lancer d’Oyonnax n’est pas droit. L’arbitre rend la touche aux Albigeois. Un maul se développe, Oyonnax est pénalisé. Palis choisi une nouvelle fois la pénal touche et envoi le cuir à 5 mètres de la ligne de but d’Oyonnax. Maul, jeu au près, la balle dans les mains de Romain Barthélémy  qui lance Bonnet et c’est l’essai en coin, Geoffrey Palis manque les perches ( 5-0) .

Albi trouve là, la justification d’une démonstration de maîtrise du jeu face à un adversaire qui jusque là n’avait rien démontré. Il faut d’ailleurs attendre la 35ème minute pour que le demi de mêlée d’Oyonnax  Julien Audy bonifie une pénalité : 5-3. Chaude alerte à la 37ème minute avec Vénone Voretamaya (excellent en défense en première mi-temps et auteur de belles percées) qui récupère le cuir sur un coup de pied à suivre d’Oyonnax. Albi continu à mener la danse mais c’est avec un « maigre » viatique de 2 points que les « jaune et noir » rentrent aux vestiaires. A l’heure du citron, les albigeois contre toute attente avaient fait plus que jeu égal avec le leader de Pro D2. Mais déjà on sentait un arbitrage un peu « particulier ». Des placages hauts « ignorés »des arbitres de touches et de l’arbitre central lequel estimait qu’il n’y avait pas lieu à carton jaune.

DEUXIEME ACTE

La première mi-temps avait été marquée par un prestation exceptionnelle des albigeois qui ont beaucoup fait vivre la balle et porté le jeu dans le camp adverse. Mais on sentait bien que selon leur habitude, les hommes de Christophe Urios attendaient leur heure pour porter l’estocade.

La deuxième mi-temps sera moins échevelée même si le cuir reste en mouvement. Il faut attendre la 54ème minute pour que Samuel Marqués, entré en jeu à la 44ème minute ( Yohann Chateauraynaud avait été préféré pour ses qualités de défenseur), n’augmente le capital albigeois en transformant une pénalité 15 mètres face aux poteaux. Les albigeois continuent de s’engager à fond dans le combat…mais Oyonnax , à l’heure de jeu trouve la faille dans la défense albigeoise , laquelle,  parfaitement en place ,  avait jusqu’alors fait avorter toutes velléités adverses. Après qu’une action d’attaque lancée par Laurent Baluc Rittener se soit arrêtée aux 22 d’Oyonnax par une balle perdue, la mêlée qui suit dans le camp adverse avec introduction Oyonnax se solde par un bras cassé . Oyonnax lance une attaque qui se terminera en coin  en terre promise par Jonathan Bousquet qui reprend  un coup de pied à suivre. Audy rate la transformation et le score est de parité 8/8.On joue depuis 61 minutes.

Geoffrey Palis se voit offrir une nouvelle pénalité aux 50 en moyenne position. Là, la balle  passe entre les perche 11-8.Un avantage de courte durée : 71ème minute Oyonnax retrouve le chemin  de l’essai par l’ouvreur Benjamin Urdapiletta et Oyonnax passe devant au score pour la première fois(11-13) .

Au préalable, un exceptionnel Laurent Baluc Rittener, au four et au moulin, est au cœur du combat. Il capte des balles de renvoi, il plaque à tour de bras, arrache des ballons. Un de ceux-ci aurait mérité un meilleur sort , le capitaine albigeois est stoppé à quelques centimètres de la terre promise ….et d’une promesse de victoire (73°).

Les ultimes minutes de la rencontre  verront les albigeois lancer un baroud d’honneur. Ils font le siège de la ligne d’Oyonnax.  75 ème : un long temps de jeu à 5 mètres de la ligne de but d’Oyonnax , l’essai chauffe mais l’arbitre signale  une pénalité pour  Albi mais …Monsieur Lamirand ne fait pas profiter les albigeois de l’avantage. Il siffle à nouveau mais l’arbitre de touche signale un mauvais geste albigeois . Pénalité retournée . C’est la fin du rêve pour Albi avec à la clé 11 pénalités contre Albi, pour 6 contre Oyonnax dont 7 à 3 en première mi-temps. Gagner dans ces conditions devient très difficile.

Albi méritait incontestablement mieux . Henry Broncan reste quelques minutes silencieux avant de descendre vers les vestiaires, en colère. Le  public, lui, manifeste  bruyamment son dépit et son sentiment contre un arbitrage que parfois on pourrait qualifier  « d’étonnant ».

L’HEURE DES REGRETS

Seul à être  satisfait de l’arbitrage c’est évidemment  Christophe Urios , le coach d’Oyonnax. «  Je veux féliciter les albigeois qui ont fait un bon match même s’ils se sont beaucoup nourris de nos fautes et je suis très satisfait du corps arbitral malgré le désaccord du public. J’ai vu un bon arbitre aujourd’hui qui a pris ses responsabilités. Je veux féliciter mon équipe qui a fait un bon match de reprise, on a eu un peu de déchets dans le jeu, car avec un peu plus de patience nous aurions pu tuer le match plus tôt. Nous avons assisté à un bon matche de rugby . Cette victoire nous fait plaisir ». Il vaut mieux en rire !!!

Dans le camp albigeois c’était la déception générale et au premier chef pour Jean- Christophe Bacca : « Déçu, c’est le moins que l’on puisse dire. On ne peut pas être satisfait d’une défaite sur nos terres avec l’engagement que l’on a pu y mettre, avec l’application affichée face à une très, très belle équipe d’Oyonnax, qui ,au complet , est venue avec toute sa fraîcheur, toute sa confiance. Mourir comme cela sur la ligne d’en but d’Oyonnax, c’est toujours très difficile . Après, c’est « marrant »,   c’est toujours en notre défaveur. On a l’impression qu’à l’extérieur, bon, on se dit c’est à l’extérieur et nous sommes  plus sanctionnés que les autres, mais ce rythme reste le même à domicile, donc on doit vraiment être de mauvais élèves malgré tous les efforts que l’on fait tout au long de l’année en faisant  venir l’arbitre Vincent Blasco qui nous aide beaucoup par rapport à l’arbitrage. Bref malgré tous ces efforts on est encore énormément sanctionnés. Des fois j’ai du mal à comprendre . Qu’est-ce que vous voulez que l’on dise , si ce n’est que les albigeois ont donné tout ce qu’ils avaient, ils ont respecté les schémas qu’on leur avait demandé de respecter, ils ont fait plus que jeu égal dans la conquête, ils ont envoyé du jeu. Après il y a la disciple . Je crois que l’on tourne à 12-13 pénalités contre quatre ou cinq, c’est donc impossible de gagner un match de rugby de ce niveau avec un tel différentiel. On n’a qu’à s’en prendre à nous. Il faut que l’on fasse beaucoup moins de fautes , être beaucoup plus appliqués. » Ce jugement, le coach albigeois le nuance non sans un brin d’humour « ». Il ajoute : « L’arbitrage, c’est une donnée que l’on ne peut pas contrôler. Je laisse ça à mon président, aux administratifs, à la Ligue, pour moi  , il y a des arbitres qui sont plus ou moins bons comme il y a des joueurs plus ou moins bons, des arbitres plus ou moins bien inspirés sur certains matches. Je n’ai pas la capacité de juger l’arbitrage. C’est très dur d’arbitrer, mais aujourd’hui je peux dire que je ne suis pas spécialement d’ accord avec certaines décisions. Mais je ne suis pas arbitre, je suis entraîneur ».
Sentiment de frustration également chez Remi Ladauge, l’autre coach du SCA : « Je suis très déçu, ce n’est pas la première fois cette saison que l’on perd des matches de façon un peu cruelle. C’est ce manque de discipline et ce manque de réalisme dont on fait preuve qui nous empêche de gagner . J’ai toutefois  le sentiment malgré tout que les joueurs s’adaptent de mieux en mieux, mènent de plus en plus de projets de jeu, que l’on est de plus en plus efficace Mais une fois que l’on a franchi la défense il faut marquer ».

REACTION DU CAPITAINE

Laurent Baluc Rittener « : Il est difficile de trouver des points positifs quand on perd. Nous sommes  surtout très frustrés et très déçus parce qu’ à moment donné la victoire est belle. Cela fait deux matches face à de belles équipes, je pense à La Rochelle et à Oyonnax ce soir et deux fois que l’on perd de deux points . On nous dit que c’était bien, on nous tape sur l’épaule, que l’on est beaux, formidables, mais on perd. Quand on fait des prestations comme celle-là et que l’on perd , souvent derrière il est difficile de se remobiliser. Des saisons comme celle-ci est compliquée parce que lorsqu’on fait un grand match et qu’on le perd c’est qu’il nous manque quelque chose. Je suis assez mécontent du résultat parce que lorsque on y met ce que nous y avons mis  c’est dommage de mourir de cette manière là ».

La prestation des albigeois peut toute de même faire espérer des lendemains qui chantent un peu plus.
Le capitaine albigeois n’est pas tout à fait de cet avis «  L’espoir c’est de gagner. Espérer c’est bien beau mais il faut gagner quand on fait des grands matches. Quand on met un tel investissement depuis le début de la semaine, que l’on se sent bien sur le terrain, que des jeunes piliers droits de 19 ans font ce qu’ils font, je crois que l’on n’a pas droit de perdre de cette manière là. Oui je suis déçu. Il va falloir trouver les mots cette semaine, à nouveau se mobiliser pour aller chercher Pau qui est une équipe jouant le haut du tableau et nous, pour l’instant, on s’enlise un peu dans le ventre mou. Donc c’est difficile de trouver les motivations mais j’espère que l’on va avoir la force de caractère pour rebondir. Quand on voit le public que l’on a qui nous applaudit comme si on avait gagné cela me met encore plus d’amertume ».

Maurice Charbonnières

 

Nicolas Kwarazfelia titulaire a dû déclarer forfait victime d’une gastro. C’est le jeune pilier georgien , Vakhtang Akhobadze qui devait entrer sur le banc des remplaçants, Maxime Gau devenant titulaire.
Pour Julien Raynaud , dont c’était la rentrée après blessure, il  a du abandonner ses camarades victime d’une acrimio-claviculaire.

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