18February

PROD2/ LE SCA SI PRES DE L'EXPLOIT A AURILLAC (22/22)

 

AURILLAC 22-SC ALBI 22

mi-temps 6-5

 

Stade Jean Alric

3 000 spectateurs

Terrain lourd.

Arbitre : M. Datas ( Armagnac Bigorre)

SCA :

Bouillon- Vorétamaya, Kaiser, Bonnet, Lacroix (Kraska 64°)- (o) Bartlélémy, (m) Chateauraynaud, Misse (cap), Raynaud, Lane (L.Mondoulet 44°), Damiani (Maisuradze 62°), André (J. Mondoulet 77°), Kwarazfelia ( Gau 44°), Djebablah ( El Jaï 62°), Frize ( Tetrashvili 44°)

3 essais : Chateauraynaud 19°- Lacroix 53°, Barthélémy 63°

2 transformations : Bouillon 53°-63°

1 pénalité Bouillon 48°

 

AURILLAC

Mc Phee- Valentin b( Vakacegu 61°), Yobo ( Pottas 34°), Kemp (cap), Ratu, (o) Petitjean, (m) Gracia (Adiaanse 65°), Roussel, Lescure,( Maituku (53°), Havea- Datunashvili (Maréchal 80°), Pinet- Tokotuu (Marshall 44°), Catanzano ( Fontbostier 77°), Asieshvili (Fournier 69°)

1 essai : Mc Phee 72°

1 transformation Petitjean 72°

5 Pénalités : Petitjean 14°-23°-43°,56° 80+2

 

 

LES ALBIGEOIS DU SCA SI PRES DE L’EXPLOIT à AURILLAC

Déçus ! Oui les Albigeois du SCA se montraient très déçus au terme de 80 minutes disputées sur un terrain pour le moins « gras » du stade Jean Alric d’Aurillac (lequel était privé de panneau ) peut apparaître comme paradoxal car avant de prendre la route vers la préfecture du Cantal, les « hommes » de Yohann Misse auraient certainement signé des deux mains si on leur avait proposé un match nul (22/22) face à l’une des cinq ou six grosses cylindrées  de Pro D2. Et bien, oui, la « classe biberon»  du SCA avait toutes les raisons de se montrer déçue : après avoir mené 22-12 avec 3 essais à la clé et le point de bonus possible, en dix minutes c’était le coup de massue : Aurillac en moins de 10  minutes ( huit exactement) réussissait à sauver les meubles. Un essai bonifié de Mc Phee (74°) et une pénalité de Petitjean (80°) réduisaient à un nul cette rencontre maîtrisée de (presque) bout en bout (depuis combien de temps Albi n’avait pas marqué trois essais en déplacement). A cette minute là (74° ) Albi avait pointé trois essais  contre aucun .
« Le couperet est passé bien près. Si la tête n’a pas roulé sur le billot, il s’en est toutefois fallu de très peu » analyse Jean François Nunez dans la Montagne, le journal cantalien.

Et de poursuivre «  Le Stade Aurillacois n’a donc pas réussi à battre Albi, hier au soir, mais il a au moins trouvé les ressources pour ne pas concéder sa deuxième défaite de la saison à domicile, égalisant tout au bout du temps par l’intermédiaire de Petitjean .Le stade Aurillacois a plus souvent déjoué que vraiment joué face à des Albigeois  annoncés entreprenants et bons contreurs. Il n’y avait pas tromperie sur  la  marchandise concernant des visiteurs à deux doigts de réaliser la très bonne affaire de la soirée. Les Cantaliens avaient de l’envie certes, à l’image de l’énergie déployée pour aller chercher une ultime pénalité, mais elle a failli ne pas suffire. La qualité de leur conservation n’a pas été au rendez-vous avec quelques pertes de balles malheureuses dans la ligne dont Albi s’est régalé. Mais plus que ce problème offensif, Aurillac a connu des soucis dans son replacement défensif et autour des zones de rucks où les visiteurs ont trouvé des solutions pour franchir le premier rideau ».

Le chroniqueur de la Dépêche du Midi analyse « Albi alignait à Aurillac une équipe à la moyenne d’âge défiant toutes les statistiques. Cela écrit, Henry Broncan n’a pas pour habitude de faire du jeunisme pour le plaisir et s’il a choisi d’aligner cette formation c’est aussi  et surtout parce qu’il l’a sentait capable de faire mieux que de la figuration. Le moins que l’on puisse dire c’est que les joueurs n’ont pas trahi la confiance placée en eux . Ils ont  relevé ardemment le défi. ». Et le premier à montrer le bout de son talent ce fut le jeune international des moins de 20 ans Gabriel Lacroix qui s’est offert (55°)une revue de détail de la défense cantalienne pour aller en but pointer le deuxième essai albigeois. « Parfois mal inspirés ces dernières semaines, les Albigeois ont paru trouver d’emblée la bonne carburation et le bon équilibre entre les ballons à écarter et ceux à garder au chaud. Résultat, après plusieurs pétards allumés par Kaiser, Bonnet ou Lacroix, les Aurillacois n’ont rien pu faire sur une action au long court qui a vu Vénone Vorétamaya plonger dans l’en-but. (…) Menés 6-5, les Albigeois ont pourtant livré une des premières périodes les plus abouties depuis le début de saison, par forcément sur le plan comptable mais sur le plan des intentions assurément ».

Le scénario La Rochelle s’est renouvelé, non pas qu’il ait fallu six minutes de jeu supplémentaires pour qu’un drop sauve La Rochelle, mais cette fois-ci la sirène avait retenti lorsque l’arbitre a cru devoir accorder une pénalité aux locaux, qui avaient raté l’occasion quelques minutes au préalable également sur une pénalité mais celle-ci n’avait pas atteint les barres. Cette pénalité était l’aboutissement d’un baroud d’honneur dans lequel se sont jetés les Aurillacois pour tenter de « sauver les meubles ».

A noter également que durant les ultimes minutes de la rencontre, sur un mouvement amorcé par Sylvain Bouillon , Venone Vorétamaya a « vendangé » une balle qui aurait pu permettre de conserver le bénéfice de la victoire. Mais cela c’est le rugby !.

Et il ne restaient in fine que les regrets exprimés par le groupe et plus particulièrement par Julien Raynaud et recueillis par notre confrère de la Dépêche : «  On est encore très déçu. On réalise une belle prestation, on marque trois essais, puis derrière encore une fois on échoue. On exploite bien nos ballons mais parfois dans la gestion on s’emballe, on veut trop jouer et puis physiquement en fin de partie cela devient très compliqué. On doit progresser sur ce secteur-là, on doit apprendre à poser notre jeu tout en continuant à avoir cette défense agressive , à jouer les ballons de contre à fond car on voit que ça paye ».

A confirmer lors du prochain  match qui verra Albi se déplacer à Tarbes le 2 mars. Une autre grosse pointure !

Maurice Charbonnières

PANNEAU D’AFFICHAGE DEFAILLANT

Cette rencontre s’est déroulée en l’absence du panneau d’affichage, lequel selon nos informations était en panne depuis quelques jours.

Résultat, les joueurs des deux camps ne pouvaient avoir la notion du temps écoulé ce qui fut pénalisant essentiellement pour les Albigeois. En effet, il est incontestable que si Yohann Misse et ses « hommes » avaient été informés que l’on jouait les dernières minutes, voire la dernière minute de la rencontre alors qu’ils menaient au score, très certainement, qu’alors que le SCA  dominait les cantaliens au niveau du pack dans leurs 22, plutôt que de continuer à envoyer du jeu , la décision aurait été prise de tenter un drop ou tout autre coup de pied afin de gagner du temps. Mais c’est le délégué qui gérait le chronomètre loin du terrain…. Et l’arbitre a accordé une pénalité dont il aurait affirmé qu’elle ne pouvait avoir d’incidence dans la mesure où il pensait que le score était alors de 18 à 22. Mais c’était 19 à 22 !!!!

Le délégué a mentionné dans son rapport cette absence de tableau de marque dans son rapport. Dans notre présentation de cette rencontre nous précisions que les oppositions entre cantaliens et tarnais avaient un parfum particulier !

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