PROD2/ SCA 22-TARBES 31: LA REVANCHE DU FILS FACE AU PERE
PRO D2 / TARBES PREND SA REVANCHE SUR ALBI 31-22
mi-temps 10/10
Stade Maurice Trélut
Arbitre: M. Zitouni (Pays Catalan)
ALBI:
Bouillon; Voretamaya, Hecker (Bonnet 40e), Kaiser, Todjia; (o) Barthélémy, (m) Marques; Misse, Baluc-Rittener (Damiani 65°), Raynaud; Maisuradze (L. Mondoulet 74°), J. Mondoulet (André 48°); Gau (Kwarazfelia 18e), Djebablha (El Jai 56°), Tetrashvili (Dedieu 48°). 1 Essai de pénalité (32);
1 transformation Marques 32°
5 pénalités : Marques (23°, 43°, 49°, 58°, 75°)
carton jaune : André (64°)
TARBES
Terblanche; Domec, Siale, Th. Loftus (Veau 13e), Lilo (Thuries 74); (o) Fortassin, (m) Iribaren (Labarthe 77); Basauri (Fono 74), Chkaidze, Collet; Domolaïlaï (cap), (Sirbé 56), Nemsadze; Mirtskhulava (Zanon 56), Grobler (Dupuy 56), Dadunashvili (Maumus 61). Exclu tempo: Dadunashvili (53)
1 essai : 1 E Domec (36°)
1 transformation : Fortassin (36°)
8 pénalités : Fortassin (17°, 47°, 55°, 59°, 61°, 68°, 70°, 79°)
Carton jaune : Dadunashvili 53°
BRONCAN CONTRE BRONCAN : MATCH NUL
« Que la frustration des Albigeois doit être grande. Auteurs de l’une des meilleures performances à l’extérieur depuis le début de la saison, les hommes d’Henry Broncan quittent Tarbes sans le moindre point, alors qu’ils ont longtemps mené au score, notamment grâce à un essai de pénalité dans le premier acte. Agressifs en défense, performants dans la conservation et séduisants dans le jeu, les Albigeois ont fait douter le prétendant à la montée jusqu’à un quart d’heure de la fin. Les Tarbais ont finalement pris le dessus grâce à leur mêlée et au pied de Fortassin (26 points). Une ultime pénalité de l’ouvreur sur la sirène priva les Tarnais du bonus défensif ». Ce propos n’est pas celui d’un supporter « jaune et noir » susceptible de laisser parler son coeur à défaut de la raison. Non, ce commentaire est de Rugbyrama, dans sa livraison à chaud d’après match. Ce qui, traduit par Henry Broncan dans les colonnes de la Dépêche du Midi, se résume à des propos moins enthousiastes : « On rêve, on fait plaisir aux gens, ils sont contents. Pour eux on est une équipe sympathique mais qui perd comme d’habitude. Dans les dernières minutes on attaque de nos 22 mètres parce qu’on croit qu’on va traverser le terrain et faire ça c’est prendre nos adversaires pour des cons ! On manque d’humilité. Le rugby c’est avant tout du réalisme, nous on croit encore qu’on va marquer des essais de 80 mètres alors que nous ne l’avons jamais fait depuis le début de la saison. Ce n’est pas un manque de maturité, c’est un manque de rigueur et ça se répète depuis plusieurs matchs ». Remy Ladauge ne dit pas autre chose dans les coilonnes de notre confrère toulousain : « Si on fait le compte depuis le début de l’année du nombre de points perdus sure la sirène, ça doit faire quelques points. Mais on doit retenir la volonté de construire de l’équipe ».
Bref, une nouvelle fois, comme à Aurillac, comme à La Rochelle, comme à Carcassonne, comme contre Oyonnax à Albi, … le refrain de la chanson reste inchangé. Ainsi, Albi a mené 4 fois, la première suite à l’essai de pénalité accordé par l’arbitre à la demi heure de jeu suite à un long temps de jeu albigeois, le cuir parti de la touche avec Vénone Vorétamaya, arrive au centre dans les mains de Romain Barthélémy, l’ouvreur jaune et noir, qui joue au pied au ras du sol pour Laurent Baluc-Rittener lequel est stoppé illicitement d’où l’essai de pénalité( 3-10) puis par les pénalités abondées par Samuel Marques, ( 10-13), (13-16). Toutefois lorsqu’on écope de 5 pénalités dans les dix dernières minutes contre une seul et que dans la réalisation de la sanction on a un certain Fabien Fortassin, cela ne pardonne pas. Bref après avoir égalisé à 19/19, la botte de l’ouvreur tarbais a fait la différence et privé les albigeois du minimum syndical du point de bonus défensif. Pour la petite histoire rappelons que l’essai tarbais marqué également en première mi-temps (36ème) s’est conclu sur un judicieux coup de pied de l’incontournable Fortassin,, lequel voyant un trou dans la défense adverse, alerte ses cavaliers d’un coup de pied astucieux de 60 mètres, met sur orbite trois coéquipiers et plus particulièrement l’ailier Adrien Domec qui mystifie l’ultime et très esseulé défenseur albigeois en la personne de Sylvain Bouillon .A 3 contre 1, l’issue ne pouvait qu’être fatale. Force est de constater que les cartons jaunes ont joué un grand rôle dans l’issue de cette rencontre. Alors que Matthieu André se reposait 10 minutes ,les albigeois se voient sanctionner deux fois en mêlée et six points de plus pour Tarbes alors que durant le repos forcé du tarbais Dadunashvili, les albigeois n’engrangerons que 3 points également sur pénalité.
BEZIERS POUR REBONDIR
En réalité cette rencontre en terre bigourdane comptant pour la 22ème journée de Pro D 2 a permis au fils Pierre-Henry de prendre sa revanche au pied du Pic du Midi de Bigorre sur le père Henry qui l’avait emporté lors de la 7ème journée à l’ombre de la cathédrale Sainte Cécile (28-22). Un match nul synonyme d’un peu de sérénité au sein de la famille Broncan.….Le fils a atteint son objectif : se maintenir au contact voire en réalité s’intégrer au groupe des prétendants aux phases finales puisque dorénavant 5ème au classement. L’Albi du Père reste scotché dans le ventre mou du championnat ….avec ses espoirs (bonne conquête, abnégation, généreux, résistance au combat, défense intraitable), et ses… désillusions (une certaine naïveté, 15 points encaissés en un peu plus de 10 minutes, résultat négatif).
Il ne reste plus qu’à attendre la venue au Stadium dimanche à 15 heures de Béziers vainqueur d’Auch (18-11) ce qui est tout sauf un exploit puisque les gersois en sont à leur 14ème match sans victoire, pour renouer avec la victoire pour l’honneur et surtout le plaisir des supporters. Toutefois, il faudra se méfier de cette équipe héraultaise qui lutte pour éviter la descente et qui n’est qu’à deux petits points de Dax battu sur son terrain par Oyonnax et qui samedi aura un déplacement difficile à Pau. Bref si Béziers s’imposait à Albi et que Dax chute à Pau, Béziers pourrait sortir de la zone rouge. Un homme averti en valant deux…les albigeois savent ce qu’ils devront faire devant leur public pour inverser le cours de l’histoire : « Compte tenu de la débauche d’énergie c’est très mal payé encore une fois et je crois que nous aurions mérité le bonus défensif. Mais comme à Aurillac on a du mal à gérer les dernières minutes devait déclarer Jean Christophe Bacca au terme de la rencontre contre Tarbes, lequel toutefois se voulait positif « On est déçu de ne rien ramener mais il y a eu de bonnes choses comme la touche ou le maul ce qui a permis d’équilibrer les débats dans la conquête ».
Qualités à mettre en œuvre dès dimanche avec un point plus particulier à mettre en œuvre le jeu au pied….Mais ceci est une autre histoire..
Maurice Charbonnières








