06March

PRO D2/ BRONCAN EN COLERE POUR LE POINT PERDU A TARBES

PRO D2/ BRONCAN : JE SUIS EN COLÈRE POUR LE POINT PERDU A TARBES

«  Nous aurons besoin de toutes nos qualités pour battre dimanche après midi Béziers au Stadium »*

Décidément, les rencontres en déplacement  se suivent et se ressemblent : comme à Aurillac, les Albigeois du Sporting mènent au score jusqu’à dix minutes du trille final (à moins contre Aurillac) et à l’arrivée  une défaite surtout sans bonus défensif à Tarbes et un nul à Aurillac. De quoi provoquer des poussées  « de fièvre » chez le coach Henry Broncan pour lequel le mot défaite est à proscrire. Malheureusement, les faits sont là dans toute leur rigueur.
Alors que le SCA pourrait s’être mis depuis longtemps totalement à l’abri d’une possible descente au terme de la saison, mathématiquement rien n’est encore totalement bouclé même si la probabilité d’un maintien est très forte . La réception de Béziers arrive à point nommé pour espérer conforter cette place en Pro D2.

Une question se pose toutefois : que se passe-t-il dans cette équipe pour soulever autant  d’enthousiasme quant à la qualité du jeu produit et toutes ces  déceptions pour des rencontres mal achevées.

Henry Broncan : « Le mal vient du fait que l’on ne domine pas justement notre sujet. Notre jeu actuellement manque de rigueur et de pragmatisme. Vous savez l’équipe qui joue bien c’est celle qui gagne. Et il est vrai que le match que nous avons livré à Tarbes, notre adversaire  a livré un match beaucoup moins spectaculaire que le Sporting Club Albigeois, mais à la sortie ce sont les Tarbais qui gagnent et le Sporting Club Albigeois a été incapable de ramener un seul point de là-bas. Il faut arrêter de rêver, la Pro D2 ce n’est pas le Super XV. A part Oyonnax qui est capable de tout faire grâce à son paquet d’avants monstrueux, qui est capable de jouer devant et derrière, capable d’écarter puis de resserrer le jeu, toutes  les autres équipes pensent d’abord à mettre leurs butteurs dans les meilleures conditions possibles. C’est le cas de Narbonne avec Ruiz, d’Aurillac avec Petitjean, de Tarbes avec Fortassin, de Carcassonne avec Lescalmel. Tarbes et Carcassonne sont deux équipes de notre niveau mais elles ont leurs tueurs de matches  capables de garder le gain du match, certes pas a eux tout seuls, mais  tout simplement leurs équipes essayent de les mettre dans les meilleures conditions possibles. Nous, actuellement,  nous n’avons pas çà. Nous  manquons, je le répète, de réalisme et cela est décevant. Pour moi, les dix ou quinze dernières minutes ce n’est pas un problème physique parce qu’il y aurait  beaucoup de dépense d’énergie . Nous  avons  tout simplement des joueurs comme les piliers, fatigués par toutes les courses qu’on leur demande et qui, dès  lors,  font des fautes, qui coûtent des pénalités ou qui oublient tout simplement qu’ils ne peuvent plus défendre. Je le répète, ça tient à un jeu beaucoup trop brillant qu’il est temps de réduire pour revenir à un jeu beaucoup plus pragmatique car il  est en train de se déliter. Je le répète nous ne sommes totalement certains de nous maintenir et donc je suis très inquiet ».

Ce ne fut pas le cas à Aurillac où une seule pénalité a permis aux cantaliens de sauver le nul après avoir frisé la défaite, mais à Tarbes se sont cinq pénalités dans le dernier quart d’heure qui ont mis à genou les Albigeois. C’est beaucoup pour espérer gagner.

«  Je vous l’ai dit, les joueurs perdent de leur lucidité. Je voulais aussi saluer la performance du public Tarbais qui, dans le dernier quart d’heure, a très bien su envoyer une très forte pression sur l’arbitre. Cela  s’est la qualité d’un public et ensuite je le répète se sont nos joueurs épuisés par l’excès de mouvement qu’on leur fait faire qui se mettent à commettre des fautes ».

Il faut tout de même reconnaître que mettre du jeu dans le rugby n’est pas un défaut. C’est même une qualité mais qu’il faut savoir maîtriser.

« Nous sommes très influencés par ce qui vient de très loin, le Super XV qui a repris mais il faut savoir que  c’est une compétition  sans aucune une pression . Le Super XV ressemble un peu à notre championnat de France Espoir où il y a très peu de pression. Les Espoirs sont mal habitués car que ceux d’Albi gagnent ou perdent personne ne le sait, sauf les supporters très proches du club. Ce championnat Espoir pour moi ne réussi pas à former des joueurs de rugby pour le Top 14 ou la Pro D 2. Bref  nous avons des joueurs de rugby qui  n’ont pas la notion de la  gestion du jeu. La notion du jeu c’est le plus difficile dans le rugby. Bref le championnat Espoir n’est pas suffisamment formateur pour moi, loin delà. Nous, nous sommes partis dans un système de jeu qui me paraît beaucoup trop compliqué pour les joueurs que nous possédons. Et qui ne correspond pas à notre potentiel actuel. Là dessus il est temps que nous régissions car il reste encore huit matches et nous ne sommes pas encore sauvés. Il faut se reprendre très vite. »

Se reprendre très vite cela veut dire dès la réception dimanche après-midi de Béziers en sachant que les Héraultais ne sont pas encore en Fédérale 1.

Henry Broncan : « Béziers a battu Auch qui avait récupéré tout son monde. Cette équipe est tout près de Dax. Béziers c’est très grand club du rugby français. Je suis persuadé que les Héraultais  ont maintenant trouvé de la stabilité sur le plan des entraîneurs et on sent que cette équipe petit à petit progresse, elle a été très dangereuse il y a trois semaines à Pau. Elle a bien sûr maintenant l’espérance de se sauver. Donc nous aurons un match très difficile dimanche après midi au Stadium. Ne nous faisons pas d’illusions, nous aurons besoin de toutes nos qualités pour nous imposer »

Maurice Charbonnières

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